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Electricité: Des nouvelles rassurantes pour Yaoundé

Le poste d’interconnexion d’Oyomabang qui reçoit toute l’énergie en provenance d’Edéa dispose désormais de trois transformateurs neufs. D’ici 2019, la capitale devrait être alimentée via une nouvelle ligne de transport d’électricité de 400 kilovolts. La semaine qui s’est achevée a été marquée par de bonnes nouvelles en matière d’électricité, notamment pour les populations de Yaoundé. Le week-end dernier en effet, Eneo Cameroon a installé deux nouveaux transformateurs au poste d’interconnexion d’Oyomabang. Avec celui mis en service en août 2016 (d’une capacité de 35 MVA), c’est l’un des deux bancs du poste (composés chacun de trois transformateurs) qui est ainsi remis à neuf. Le poste d’interconnexion d’Oyomabang est la porte d’entrée de l’énergie provenant d’Edéa à destination de Yaoundé. Cette énergie qu’il reçoit ressort via des lignes d’évacuation pour les différents postes source de distribution (BRGM, Ngousso, Ahala, Nkondengui, Nsimalen, Mbalmayo, Oyomabang) qui, à leur tour, alimentent les quartiers de Yaoundé et d’autres localités du Centre et du Sud en électricité. Le premier transformateur neuf avait déjà permis d’améliorer le rendement du poste d’Oyomabang de 80 à 90%. Avec les deux autres, celui-ci devrait passer à 100% voire 110% selon les estimations du concessionnaire. Ce qui signifie, comme l’a souligné Edou Zoué, le directeur régional Yaoundé d’Eneo, dans un communiqué publié le 5 juillet dernier, « que le poste d’interconnexion d’Oyomabang ainsi que le réseau pourront disposer d’équipements de réserve, pouvant rapidement servir d’ouvrage de secours en cas de panne ». Ces nouveaux équipements vont surtout permettre d’augmenter la capacité de fourniture électrique à Yaoundé et dans les régions du Centre et du Sud d’environ 30 mégawatts (MW). Pour les populations réparties dans la centaine de quartiers et localités dépendantes de ce poste d’interconnexion, elles devraient s’attendre à une réduction de la durée d’interruption en cas d’incidents sur le réseau. En effet, l’état d’obsolescence actuel des ouvrages de transport d’énergie et la saturation des postes de transformation ne mettent pas les consommateurs de l’énergie électrique à l’abri d’éventuelles perturbations. C’est d’ailleurs ce qui justifie la création de la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel) dont l’opérationnalisation est en cours. Par ailleurs, le gouvernement a reçu au courant de la semaine écoulée, des financements de la Deutsche Bank d’Espagne pour le renforcement et la stabilisation du réseau électrique de la ville de Yaoundé. Environ 29,7 milliards de F qui seront investis dans la construction d’une nouvelle ligne de transport d’électricité de 400 kilovolts (KV) reliant Edéa à la capitale, au poste de Nyom (Yaoundé Nord). Un nouvel ouvrage de transport qui servira de ligne de secours en cas de panne sur la ligne actuelle de transport de 225 KV partant d’Edea. Idem pour la ligne haute tension de 90 KV à construire également à Yaoundé dans le cadre du même projet. Cette boucle électrique servira de voie de secours pour la distribution de l’énergie dans la ville de Yaoundé et ses environs. Avec comme corollaire, une réduction de la fréquence et la durée des interruptions pour les quatre millions de personnes impactées. Les travaux démarrent en 2018 et devraient s’achever en 2019, avant le démarrage de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football qui se joue au Cameroun. Outre sa stature de capitale, Yaoundé est l’une des villes hôtes de cette compétition sportive d’envergure.

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