loader

Ouest

Le maïs rare et cher

L es consommateurs du maïs  fouinent les marchés de  l’Ouest avant de trouver  ce produit de consommation hautement prisé dans  la région. Les ménagères qui  achètent au détail, constatent  que le kilogramme se vend à  250 Fcfa, soit une augmentation de 100 Fcfa par rapport  au prix pratiqué il y a quelques  semaines. Dans les marchés,  l’unité de mesure qui est une  assiette en bol, est passée de 100  Fcfa à 150 Fcfa. Les grossistes  qui vivent de cette activité ont  vu leurs prix standards augmenter considérablement. « Pour le  maïs couscous, c’est-à-dire ce  qui est bien propre pour être  consommé directement dans  les ménages, nous achetons le  seau de 15 litres actuellement à  3 500 Fcfa pour le revendre à 4  500 Fcfa. Ce qui est une perte,  puisque nous achetons habituellement cette même quantité à  des prix variant de 2 500 F à 2  800 Fcfa, pour revendre à 3 800  Fcfa ou 4 000 Fcfa. Nous perdons  donc en termes de bénéfice et  en quantité même, puisque le  maïs en lui-même est rare sur  le marché », témoigne Joseph  Kouam, grossiste.  Ce phénomène n’est pas nouveau.  « C’est la période de transition où  les petits cultivateurs qui meublent  le marché avec leurs produits, réservent le peu qu’ils ont dans  leurs greniers à la consommation  familiale en attendant la prochaine récolte de maïs », précise  à nouveau Joseph Kouam. C’est  dans les régions du Nord et du  Littoral que les commerçants  vont se ravitailler en maïs pendant cette période pour arroser  le marché local. La priorité est  accordéeaux producteurs de  provende qui utilisent le maïs  comme matière première de  leurs activités. Les ménages  doivent donc davantage secouer  la bourse pour s’arrimer aux  nouveaux prix pratiqués sur le  marché et faire vite pour ne  pas arriver lorsque les stocks  disponibles sont épuisés.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire