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« Nous assurons le suivi de la sécurité alimentaire »

Raymond Haman Dawaï, délégué régional Minader Extrême-Nord.

La campagne agricole vient d’être lancée dans la région de l’Extrême-Nord. Quelles sont les particula- rités de la zone agro-écolo- gique du septentrion ? La particularité de notre zone agro-écologique peut se décliner en plusieurs points. Sur le plan climatique, la région de l’Extrême-Nord n’a qu’une seule saison des pluies et une saison sèche. Dans cette répartition, la saison des pluies est moindre en termes des précipitations et de pluviométrie. Notre zone est moins arro- sée. On a quatre à cinq mois des pluies. Autre chose, c’est le type du sol. Ce sont des sols généralement argileux qui gonflent dès que les précipitations arrivent. A la moindre pluie, on a un système d’inondation. Aussi la couverture végétale de notre zone écologique est-elle faible. On quitte des zones presque déser- tiques, vers des savanes arborées. Quelles sont les spécu- lations pro- pices au climat de cette zone ? Cette zone agro-écologique bénéficie de certains facteurs qui permettent la mise en place des cultures, notamment les céréales. Dans la gamme des céréales, il y a le mil de saison sèche et le mil de saison des pluies, nous avons aussi les autres céréales que sont le maïs, le riz, nous avons aussi une forte propension pour les légumineuses, notamment les arachides, le voandzou, le sé- same. En plus de tout cela, nous avons les cultures de contre-sai- son, à savoir, les oignons, les cultures maraichères à l’instar des tomates, les carottes et beaucoup d’arbres fruitiers. Qu’est-ce qui est fait pour garantir la disponibilité des produits agricoles tout au long de l’année ? La pluviométrie est répartie sur quelques mois, lorsque les pro- ductions sont suffisantes, nous nous attelons à sensibiliser les populations à faire une gestion saine. Le véritable challenge de notre sol, ce n’est pas le manque de production, mais c’est l’utilisation qu’en font les populations. Généralement le sac de maïs coûte autour de 10 000 Fcfa dans les bassins de production, le sac de mil coûte entre 10 000 Fcfa et 12 000 Fcfa, mais en période de soudure, le prix de ces principales spéculations est multiplié par deux parce que les quantités deviennent rares. Les cultiva- teurs bradent leurs productions. Notre souci est de garantir la pérennité de ces productions. Nous assurons le suivi de la sécurité alimentaire en termes de disponibilité et d’accessi- bilité pour attirer l’attention des décideurs, les principaux organismes de régulation des stocks, notamment l’office cé- réalier, la Semry et tout autre organisme susceptible d’avoir des stocks pour continuer à baisser de manière significative les prix quand ils s’envolent sur le marché.

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