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Déficit énergétique en Afrique centrale

33 projets en quête de financements

C réer une force de mobilisation de fonds, pour  la réalisation des projets structurants sélectionnés ensemble. C’est  ainsi que se justifie la tenue  lundi à Yaoundé, de la réunion  extraordinaire conjointe du  conseil des ministres et du  comité de direction du Pool  énergétique de l’Afrique centrale  (PEAC). C’est que la situation  énergétique de la région est  caractérisée par un taux d’accès aux énergies modernes les  plus faibles du continent. A  titre d’illustration, le taux de  production énergétique dans  la sous-région est de 4% contre  60% en Afrique australe. Dans  le même temps, le taux de pénétration des populations à  l’électricité est de 13% en Afrique  centrale contre 90 en Afrique  du Nord. Une situation qui ne  s’explique pas, tant le potentiel  hydraulique est énorme dans  la sous-région, de même que  les possibilités de développer  le solaire et d’autres sources  énergétiques.  Afin d’apporter une réponse  institutionnelle en matière  d’énergie au sein et en dehors  de l’espace CEEAC, le PEAC a été  créé avec pour objectif principal,  de construire des infrastructures  communes de production et  d’interconnexion. Cette instance  a adopté un portefeuille de  18 projets intégrateurs prioritaires (PIP) et de 15 projets de  programme d’électrification  transfrontalière (PPET). Des  études de faisabilité ont été  réalisées pour huit projets  dans chaque catégorie mais,  faute de financements, il n’y  a toujours rien. Lundi 5 juin 2017, Yaoundé a  accueilli la réunion extraordinaire  du PEAC, question d’accélérer la réalisation des projets  bancables du portefeuille des  projets du PEAC. Des travaux  présidés par Léopold Mboli Fatran, président du conseil des  ministres du PEAC, par ailleurs  ministre des Mines, de l’Energie  et de l’Hydraulique de la RCA.  Au terme des travaux ayant  enregistré la présence de plusieurs bailleurs de fonds, les  experts ont souligné l’impérieuse nécessité de maintenir  un dialogue stratégique. Ce,  pour d’avantage de solidarité,  de cohérence et d’engagement  en vue d’une forte mobilisation  des ressources intérieures et  de toutes les sources de financement disponibles. L’Afrique  centrale s’engage par ailleurs à  adopter des mesures incitatives  en vue de la participation du  secteur privé dans la réalisation  des projets identifiés. Le conseil  des ministres a par ailleurs appelé solennellement la communauté financière internationale  et le secteur privé à une plus  grande mobilisation pour le  financement de ces projets,  qui ont vocation à accélérer  l’intégration socio-économique  de l’Afrique centrale.

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