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CAN 2019, élections, Planut…

Quel budget pour 2018 ?

P rudence et discipline  resteront les maîtresmots de la politique  budgétaire du gouvernement camerounais en 2018.  Une orientation qui s’impose  du fait de la difficile conjoncture  qui prévaut depuis 2014 dans  la sous-région Afrique centrale  à laquelle le Cameroun appartient. La chute des cours du  pétrole sur le marché mondial  et les problèmes sécuritaires  que vivent certains Etats ne  sont pas leurs moindres soucis.  L’un a entraîné depuis lors une  diminution des ressources. Tandis  que l’autre a occasionné des  dépenses imprévues. Il faut  donc, dans un tel contexte,  «faire plus et mieux avec moins»,  selon Alamine Ousmane Mey.  Le ministre des Finances l’a redit  le 30 mai dernier à Yaoundé  à l’ouverture des travaux du  séminaire de lancement des  activités de préparation du  budget de l’Etat pour l’exercice 2018. Préparer le budget 2018 va donc  demander de tenir compte de ces  deux aléas. Mais plus, d’intégrer  le programme économique et  financier triennal que le pays  négocie actuellement avec le  Fonds monétaire international  (FMI). La mise en œuvre de  ce programme sous-régional  (incluant les autres pays de la  CEMAC qui sont eux aussi en  pourparlers avec le FMI) devrait  intervenir incessamment. Et du coup, apporter quelques  changements.  Mais  déjà,  le  gouvernement a identifié ses  engagements en matière de  dépenses pour la prochaine  année. La lutte contre l’insécurité aux frontières, la poursuite de la mise en œuvre du  plan triennal Spécial jeunes, la  finalisation du plan d’urgence  triennal pour l’accélération de la  croissance (Planut), la poursuite  et l’achèvement de la préparation de la Coupe d’Afrique  des nations masculine de 2019,  la mise en service des grands  projets de première génération, l’accélération de la mise  en œuvre de la décentralisation  et la préparation des futures  échéances électorales. Pour honorer tous ces engagements, il faut améliorer la  qualité de la dépense et les  performances  fiscales  non  pétrolières. Sur les quatre  dernières années, le budget  de l’Etat est en constante  hausse. De 3 312 milliards de  F  en  2014,  il  se  chiffre  pour  l’exercice en cours à 4 373,8  milliards de F. La question est  de savoir si cette tendance va  se confirmer pour 2018 au regard de la nouvelle donne et du  contexte qui prévaut. L’année  2018 marque également la fin  du second triennat de mise  en œuvre du portefeuille de  programmes du gouvernement  arrêtés en 2016. D’où la nécessité de faire des choix qui  permettront de conforter les  résultats engrangés jusqu’ici,  tout en se rassurant qu’ils  bénéficient  réellement  aux  populations ciblées. En attendant de voir ce que  sera 2017, les résultats publiés  récemment par l’Institut national de la statistique dans  ses comptes nationaux trimestriels révèlent une croissance  du produit intérieur brut de 4,7%  en 2016 contre 5,8% en 2015.

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