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Extrême-nord

Le poisson de « Maga » se vend bien

L e lac de Maga, dans le MayoDanay, à lui seul, peut produire  en moyenne 600 tonnes de  poisson frais par an à raison  de 600 000 F la tonne. Dans le bassin  du lac Tchad, le Logone  et Chari, lui, livre environ  32 000 tonnes par an à  raison de 1.200.000 F la  tonne, toutes espèces  confondues. En effet, le  lac de retenue d’eau de  Maga, 405 km2 compte  63 variétés, tandis que  le bassin du lac Tchad en  comprend 183. Ce sontlà les deux grands pôles  de production de cette  denrée à l’Extrême-Nord. Sur le marché, la denrée est très prisée. Pour  la  rendre  disponible,  à  Maga  par  exemple, 5000 pêcheurs se déploient  autant dans le lac de Maga que dans  le  fleuve  Logone  de  novembre  à  juin, car c’est la période où la pêche  est autorisée. De juillet à octobre,  c’est le repos biologique. Arouapaye Afondadaye, homme d’affaires et  président des pêcheurs, exerce cette  activité depuis la création, en 1978,  du lac artificiel de retenue d’eau de  Maga. En termes de revenus, le sexagénaire ne se plaint pas : « Je peux  encaisser des millions, car j’ai à ma  disposition plusieurs pirogues et des  dizaines de pêcheurs »,  se vante-t-il. Le circuit  de commercialisation  est encore informel,  mais bien huilé. Les  marchés de Pouss et  Maga  exportent  en  moyenne 10 camions  de 7 tonnes de poisson  fumé et séché, d’une  valeur de 3 à 5 millions  de F par camion. Les  débouchés  sont  les  villes du Cameroun, mais aussi le  Tchad, le Nigeria, le Niger, le Mali…  Pour ce qui est du poisson frais, le  président des pêcheurs indique que  « quotidiennement, c’est 3 à 4 pickups d’une valeur de 700 000 à 1,2  million de F chacun qui partent de  Maga pour alimenter le circuit de  la commercialisation », dit-il.

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