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Retombées d’avant et d’après match

La CAN est une occasion certaine d’affaires pour l’hôtellerie qui profite déjà de ce rendez-vous du

Par milliers assurément, par dizaines de milliers probablement. Le nombre de touristes que le Cameroun accueillera durant les premières semaines de 2019 à l’occasion de la 32e édition de la coupe d’Afrique des nations (CAN) de football n’est pas facile à déterminer. Au ministère des Sports où se trouvent quelques-uns des principaux artisans de ce rendez-vous sportif mais aussi économique, l’on indique qu’il faut combiner plusieurs facteurs pour mesurer en prévision, l’affluence à une CAN, source de revenus pour l’hôtellerie. Il faudrait d’abord compter avec l’attractivité générale du pays. Le Cameroun qui est une destination touristique certifiée selon les critères internationaux part donc sur ce terrain-là avec un avantage comparatif, pense un hôtelier à Douala. Il reste qu’après avoir franchi le cap des 500.000 visiteurs annuels il demeure loin des millions d’hôtes de pays tels que l’Afrique du Sud, l’Egypte… Il restera donc sur ce chapitre à parier sur les qualifications de « pays pourvoyeurs ». L’affluence varie en effet, selon que la coupe réunit, ou pas, des poids lourds comme les Chipolopolo de Zambie, les Super Eagles du Nigeria et leurs millions de supporters, réputés amateurs de tourisme sportif et proches voisins des stades, restaurants et hôtels de la prochaine CAN. Quoi qu’il en soit, le Cameroun sera de la partie. Et pourra compter sur la passion locale qui alimente les charters de spectateurs locaux, se déplaçant au gré des confrontations de clubs populaires. « Avec les lions, ce sera décuplé », espère notre hôtelier. D’après Pierre Noungui, cheville ouvrière de nombreux événements sportifs dont la dernière CAN féminine de 2016 au Cameroun, l’expérience de la dernière coupe au Gabon peut aussi renseigner sur ce que sera l’édition camerounaise. Petit poucet du foot et du tourisme, le pays a quand même réussi à faire une CAN populaire. Avec seize équipes participantes et autant de délégations officielles d’une quarantaine de membres en moyenne, les émissaires des organisations du foot (CAF, FIFA), les invités, chaque CAN draine au moins un millier de touristes, sans les supporters et curieux. L’Afrique du Sud, il y a quatre ans dénombrait quelque 150 000 arrivées liées à la CAN de 2013. A Douala, une quarantaine d’hôtels, dont le premier cinq étoiles, sont en chantier et Chantal Lewat la présidente du syndicat des hôteliers estime que l’« engouement suscité par les rendez-vous sportifs » se trouve effectivement à l’origine de ces chantiers. Mme Lewat et ses collègues pressent cependant le gouvernement de simplifier davantage les conditions de séjour au Cameroun pour que la CAN soit un miroir attrayant sur lequel les visiteurs occasionnels souhaiteront à nouveau se mirer. Un moment de marketing sur lequel le ministère du Tourisme et des Loisirs prépare encore ses évaluations. Retombées d’avant match, beaucoup d’exploitants d’établissements touristiques ont entrepris des réfections et même des réhabilitations complètes à l’image d’Arcade.

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