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« L’activité hôtelière va connaître une embellie »

Chantal Lewat, présidente du Syndicat patronal des industries de l’hôtellerie et du tourisme du Came

A deux ans de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 que le Cameroun va organiser, quelle est la capacité d’accueil de notre parc hôtelier ? Notre parc hôtelier est estimé à un peu plus de 4000 hôtels, toutes catégories confondues et disséminés sur l’ensemble du territoire national. Avec une capacité d’environ 30 000 lits. Il y a un seul hôtel cinq étoiles (Hilton hôtel), quatre hôtels 4 étoiles (Pulman, Akwa Palace, Mont Febe, Sawa), une cinquantaine d’hôtels 3 étoiles. Le gros du lot gravite autour de 1 à 2 étoiles. C’est ce qui constitue les 80% des établissements hôteliers. Ce sont les toutes petites catégories, et c’est peut-être pour cela que nous ne sommes pas éligibles à un certain type de conférences. Parce que les conférences exigent entre 3, 4 et 5 étoiles en termes de standards internationaux. Quelle est l’importance d’un évènement comme la CAN pour le secteur de l’hôtellerie en particulier ? Je tiens tout d’abord à préciser que le Cameroun est privilé- gié d’organiser trois semaines durant, voire un peu plus, un évènement de l’envergure de la CAN. La CAN c’est comme la cerise sur le gâteau. Cette compétition cristallise toutes les attentions et place notre pays sous les feux des projecteurs. Le plus exaltant, c’est que l’activité hôtelière va connaître une embellie. Les promoteurs d’établissements hôteliers vont certainement tirer leur épingle du jeu durant cette période, dans la mesure où, les réservations d’hôtels et les commandes sont connues d’avance. Avec les mouvements des supporters, surtout dans les quatre villes qui vont abriter les différentes poules de la compétition (Yaoundé, Douala, Bafoussam et Garoua ; Ndlr), l’activité économique va assuré- ment connaître un boom. Mais, il faut reconnaître que la CAN n’est pas le plus important. Nous voulons que les Camerounais connaissent le Cameroun, à travers le tourisme interne. Si on continue à faire croire que ce sont seulement les évènements marquants comme la CAN, ponctuels et courts, qui permettent de découvrir notre pays, on ne peut pas y arriver. En prélude à la CAN, avezvous le sentiment que les choses bougent dans le secteur de l’hôtellerie ? Quels sont les chantiers en cours ? Il y a un réel engouement de la part des promoteurs nationaux et internationaux. L’on note une nette évolution des demandes de création d’entreprises pour héberger, restaurer ou détendre. Pas moins d’une cinquantaine d’hôtels sont en chantier dans notre pays. A côté des particuliers, les grandes enseignes internationales comme Radisson Blu, Onomo sont de la partie. Dans la seule ville de Douala, des constructions sortent de terre. Le Djeuga Palace sera bientôt achevé. L’état d’avancement du projet Onomo de Bonanjo affiche ses ambitions. Les promoteurs s’attèlent à faire avancer les différents chantiers, en fonction bien sûr des moyens disponibles. A part les chantiers, la plupart des établissements hôteliers de haut standing procèdent à des réaménagements soit pour se mettre à niveau selon les standards internationaux, soit pour satisfaire les exigences de la compétition sportive qui met un accent sur la capacité de deux lits par chambre. Nous avons aussi dans le pipe des projets qu’on a proposé au gouvernement, mais le problème lié à l’acquisition de la terre se pose. Nous avons travaillé énormément sur la loi du 18 avril 2013 relative à l’incitation aux investissements, et je pense que le secteur hôtelier a été pris en compte même si nous continuons à demander qu’il y ait une loi spécifique à l’hôtellerie, notamment sur l’appropriation de la terre. Aujourd’hui, il y a une manifestation d’intérêt certaine du secteur privé, mais nous voulons que cela soit encadré, afin que tout le monde y gagne.

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