loader

David Njiwa: Plus manager que directeur

Portrait d’un chef d’entreprise qui recourt à des méthodes atypiques et poursuit son développement.

Jovial et sympathique, le patron d’Equatorial Froid et Climatisation est un manager du type qui ne s’embarrasse pas de manières de chef. Sa carte de visite ne comporte aucun titre. Pour parler de son affaire, il préfère désigner un employé. Et pour décrire son parcours d’entrepreneur, il fait pareil en enrichissant le nombre d’intervenants. Prudent comme tout bon homme d’affaires, il sélectionnera quand même de peur d’offrir l’occasion à quelqu’un de manifester inopportunément quelque insatisfaction. Quinquagénaire au ton doux et aux gestes vifs, David Njiwa est un self made man. Formé dans les écoles techniques locales et au fil du temps par des stages à l’étranger, l’ancien réparateur de réfrigérateurs et moulinettes a tracé son sillon sur un leitmotiv simple. « J’ai voulu bâtir un hôpital général, c’est-à-dire fournir des compétences multiples aux standards les plus élevés ; sans pour autant pratiquer des tarifs qui repoussent », résume-t-il. Cette combinaison de qualité internationale et prix local lui a réussi. Presqu’autant que son doigté dans le choix de ses partenaires et collaborateurs. Même si c’est sur ce plan que ceux qui le voient travailler au quotidien, parfois depuis un quart de siècle, pensent qu’il peut mieux faire. Associé au bon caractère et à la fibre humaine de ce « bosseur », ses employés espèrent de lui qu’il développe encore son sens de la délégation des tâches. Ce qui permettra à Equatorial Froid et Climatisation d’aborder heureusement son prochain challenge : une installation fixe à Yaoundé, où l’entreprise gagne des marchés dont elle ne peut tirer le meilleur au regard des coûts supplé- mentaires du déplacement d’équipes. Quand elle ne les perd pas simplement parce que certains clients préfèrent contracter avec « des gens présents sur la même place ».

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Le piment garnit à nouveau les étals des différents marchés de la place. Il y a quelques semaines, ses prix ont connu une hausse. L’offre, en augmentation en ce moment, induit une baisse des prix sur les marchés. Pour 100 F, on peut avoir jusqu’à 10 fruits au marché du Mfoundi. Les tas de 500 F sont plus avantageux et permettent de faire des provisions. En effet, selon Pulcherie N., revendeuse au marché du Mfoundi, c’est la haute saison actuellement et les commerçantes s’approvisionnent auprès des femmes venues des localités voisines de Yaoundé. ...


Les férues de koki, Eru et autres mets traditionnels faits à base d’huile de palme n’ont pas de soucis à se faire sur la disponibilité de cette huile, encore moins sur ses prix. Dans les principaux marchés de la ville de Yaoundé, le litre d’huile de palme coûte en moyenne 600 F pour la variété « Dizangué » et 550 F pour la variété « Bassa ». La variété « Dizangué », réputée de meilleure qualité, est plébiscitée par les ménagères. Cependant, les prix de gros sont plus avantageux. Il faudra...


Le plantain est disponible toute l’année sur les marchés de Yaoundé. Au marché Accacia par exemple, la denrée s’acquiert à partir de 500 F pour six à huit doigts de plantain moyens. Au marché de Mvog Atangana Mballa, les petites bourses peuvent l’avoir à partir de 200F. Prosper E. explique cela par le fait que ce marché est l’un des plus grands dépôts de cette denrée alimentaire à Yaoundé. Par ailleurs, pour bénéficier des prix plus avantageux, il conseille de se rendre au deuxième échangeur (entrée sud de Yaoundé) où...