loader

« La saison est favorable aux mandarines et oranges »

Cyriaque Owona Ondoua, producteur d’arbres fruitiers. Les agrumes refont surface dans les marchés de Yaoundé. Est-ce à dire que les pluies leur sont favorables? Actuellement, la saison est favorable aux mandarines et oranges. La période de pleine production débute à partir d’avril et s’étend jusqu’au mois de février de l’année suivante. La production des arbres fruitiers est influencée par les pluies. Lorsqu’il y a interruption de pluies, la production s’arrête. C’est un cycle. C’est donc la saison des oranges, mandarines, limons. Le coût moyen du sac de 100 kg d’oranges varie entre 33 000 F et 35 000 F. Actuellement, ma capacité de production s’élève à 300 kg de fruits par semaine que j’écoule auprès d’une clientèle diversifiée au niveau des particuliers. En temps de grande production, des grossistes se ravitaillent dans mes vergers pour les écouler au niveau des péages routiers. Niveau recettes, je peux obtenir environ 200 000 F par semaine, hormis les commandes effectuées par les grossistes. Comment vivez-vous la concurrence étrangère, notamment celle du Nigeria qui approvisionne le marché local en oranges ? Chaque matin, des dizaines de camions en provenance du Nigeria livrent des oranges au marché du Mfoundi. Les fruits sont ensuite écoulés dans les différents lieux de vente de la ville. Pourtant, je dirai qu’il n’y a pas de comparaison à faire entre les oranges locales et celles venant du Nigeria, du point de vue de la qualité. Les oranges du terroir sont plus juteuses et plus sucrées. Les oranges importées sont cultivées avec des engrais dont les dosages ne sont ni contrôlés ni respectés du fait de la course à la production massive. Et cela influence négativement la qualité du produit. En saison sèche, certains agrumes disparaissent. Comment vous organisez- vous pour favoriser la disponibilité de ces denrées tout au long de l’année ? Lorsque la saison sèche arrive, les oranges, mandarines et limons se font rares. Mais, il y a un relais, de janvier à mars, avec les pamplemousses qui eux, résistent à la saison sèche. Actuellement, ils sont encore verts mais à partir de novembre, ce sera la récolte. La production des agrumes demande de l’eau. L’installation de châteaux d’eau dans les vergers pour arroser la terre permettrait d’avoir des agrumes toute l’année. On a parfois l’impression que la production des agrumes est lésée par le gouvernement contrairement aux autres arbres fruitiers. Des accompagnements de l’Etat aideraient également les producteurs à mieux se développer parce que c’est un segment très délicat qui nécessite beaucoup de soins.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Le piment garnit à nouveau les étals des différents marchés de la place. Il y a quelques semaines, ses prix ont connu une hausse. L’offre, en augmentation en ce moment, induit une baisse des prix sur les marchés. Pour 100 F, on peut avoir jusqu’à 10 fruits au marché du Mfoundi. Les tas de 500 F sont plus avantageux et permettent de faire des provisions. En effet, selon Pulcherie N., revendeuse au marché du Mfoundi, c’est la haute saison actuellement et les commerçantes s’approvisionnent auprès des femmes venues des localités voisines de Yaoundé. ...


Les férues de koki, Eru et autres mets traditionnels faits à base d’huile de palme n’ont pas de soucis à se faire sur la disponibilité de cette huile, encore moins sur ses prix. Dans les principaux marchés de la ville de Yaoundé, le litre d’huile de palme coûte en moyenne 600 F pour la variété « Dizangué » et 550 F pour la variété « Bassa ». La variété « Dizangué », réputée de meilleure qualité, est plébiscitée par les ménagères. Cependant, les prix de gros sont plus avantageux. Il faudra...


Le plantain est disponible toute l’année sur les marchés de Yaoundé. Au marché Accacia par exemple, la denrée s’acquiert à partir de 500 F pour six à huit doigts de plantain moyens. Au marché de Mvog Atangana Mballa, les petites bourses peuvent l’avoir à partir de 200F. Prosper E. explique cela par le fait que ce marché est l’un des plus grands dépôts de cette denrée alimentaire à Yaoundé. Par ailleurs, pour bénéficier des prix plus avantageux, il conseille de se rendre au deuxième échangeur (entrée sud de Yaoundé) où...