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Exportations camerounaises: A la conquête du marché chinois

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint un chiffre record de 1510,15 milliards de F en 2016. Les premières journées économiques industrielles et commerciales du Cameroun en Chine en octobre prochain pourraient donner un coup d’accélérateur à ces échanges. Dans moins de trois mois, les premières journées économiques, commerciales et industrielles camerounaises vont se tenir à Beijing, capitale de la Chine. Ce sera en octobre prochain. C’est le secteur privé, précisément Entreprise du Cameroun (ECam), l’organisation patronale que préside Protais Ayangma, qui est aux manettes de l’organisation de cet important événement. La première du genre pour les opérateurs économiques camerounais, qui veulent ainsi aller à la conquête du grand débouché que représente la Chine aujourd’hui. Si jusque-là, les milieux d’affaires se sont montrés quelque peu timides, les opérateurs camerounais veulent maintenant s’attaquer à la Grande muraille... Les pouvoirs publics ayant balisé le terrain, à travers le cadre juridique de cette coopération bilatérale qui date de 1971. Et surtout après la suppression réciproque de visas aux détenteurs de passeports diplomatiques ou de service. Quel est l’état des lieux des échanges commerciaux entre les deux pays ? La Chine compte 1,3 milliard d’habitants. C’est un grand débouché pour les produits vivriers et matières premières du Cameroun, peuplé de près de 25 millions d’âmes. Et le volume des échanges ne cesse d’augmenter au fil des ans. Selon l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun, Wei Wenhua, les échanges commerciaux entre les deux pays, ont atteint un chiffre record de 1510,15 milliards de F en 2016. La Chine est le premier partenaire commercial du Cameroun, bousculant ainsi ses traditionnels partenaires que sont la France, le Nigeria… « Le Cameroun est le deuxième grand bénéficiaire africain du financement chinois », précise Wei Wenhua. Le Cameroun reçoit de multiples dons en matériel ou sous forme de subventions, de nombreux crédits sans intérêts ou à des taux préférentiels. Des réalisations chinoises d’envergure donnent une plus grande visibilité à cette coopération bilatérale. Le secteur privé camerounais est-il sur la même longueur d’onde que le public ? Quels sont les produits que les deux pays échangent ? Les importations de la Chine vers le Cameroun sont diverses : des machines, appareils et matériels électroniques, ouvrages en fonte, fer ou acier, voitures, tracteurs, chaussures, vêtements et leurs accessoires, matières plastiques, caoutchouc, chaudières, plâtres, chaux, ciment, sel, souffre, cure-dent..., des produits manufacturiers. Les exportations camerounaises en direction de la Chine concernent le bois, le charbon du bois, les ouvrages en bois, le coton, les comestibles minéraux, ressources minérales, l’aluminium, le caoutchouc, les fontes, le fer, l’acier. On exporte des matières premières et produits non ou peu transformés. Selon des sources, le taux de croissance annuelle des exportations vers la Chine entre 2010 et 2014 affichent 19%. Tandis que la part des marchés des exportations s’établissait à 18,3%. En 2010, par exemple, les exportations du Cameroun vers la Chine ont atteint 329 millions de dollars, avant de descendre à 181 milliards de dollars en 2011. Les échanges commerciaux évoluent. De 2001 à 2003, par exemple, la balance commerciale était en faveur du Cameroun. Avant de connaître une chute à partir de 2004, date à laquelle le Cameroun a commencé à dépendre des importations chinoises. Des dizaines de tonnes de produits chinois sont ainsi écoulées sur le marché camerounais. En outre, des Chinois vivant au Cameroun, commencent déjà à produire de manière industrielle le riz, le manioc, le maïs, pour exporter. Une politique agricole ayant pour objectif de conquérir ce débouché, sans doute que cela créerait de la richesse, de l’emploi et contribuerait à réduire le gap de la balance commerciale. L’organisation des missions économiques pourraient aussi être d’un grand apport. Et les rencontres de Beijing vont-elles sonner le réveil de nos opérateurs économiques ?

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