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Assainissement des quartiers démunis: la Banque mondiale apporte 87 milliards de F

C’est dans le cadre du projet Villes inclusives récemment approuvé par son conseil

La Banque mondiale a fait sa rentrée. Sa nouvelle année fiscale a débuté en juillet dernier avant de s’accélérer dès ce mois de septembre. Son portefeuille de projets regorge d’initiatives à soumettre cette année à l’appréciation de son conseil. Mais déjà, l’institution financière a approuvé il y a deux semaines la mise en oeuvre du projet Villes inclusives qui vise à assainir des quartiers démunis de Yaoundé, Douala, Kousseri, Kumbo, d’après Elisabeth Huybens, directrice des Opérations. Information donnée vendredi dernier, au cours d’une rencontre avec la presse nationale. En plus de son volet assainissement, le projet Villes inclusives, d’un montant de 160 millions de dollars (plus de 87 milliards de F), comprend des assistances techniques aux communautés urbaines des villes ciblées. Aussi, dès cette année, la Banque va-t-elle poursuivre son programme d’investissement via l’appui au programme économique et financier triennal du Cameroun. Cet appui se fera en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Si le montant de la contribution de la Banque mondiale n’est pas encore défini, le FMI, lui, compte appuyer l’Etat à hauteur de près de 400 milliards de F. Cette année, la BM souhaite soumettre à l’approbation de son conseil un projet d’amélioration des finances publiques, des statistiques sur la pauvreté et d’amélioration de la chaîne de passation des marchés publics. Dans le même sillage, la Banque a entamé une étude sur la rémunération du personnel du secteur public dont les résultats devraient être présentés au gouvernement. L’institution envisage par ailleurs la mise en oeuvre d’un projet portant sur l’éducation de base, de plus de 54 milliards de F. « Nous comptons apporter une garantie au projet Nachtigal qui est un projet financé par le secteur privé mais dont certains risques émanent du secteur public », a expliqué Elisabeth Huybens. L’année dernière, le conseil de la Banque mondiale a approuvé le projet Sonatrel d’un montant de 325 millions de dollars (177 milliards de F) qui prévoit la réhabilitation et l’extension du réseau de transport d’électricité. Le projet de développement du secteur des transports qui couvre entre autres la réhabilitation de la route Babadjou-Bamenda a été validé pour 195 millions de dollars (106 milliards de F). Comme l’a rappelé la directrice des Opérations, le très mauvais état de la route Babadjou-Bamenda nuit à l’économie de la région du Nord- Ouest et même au commerce entre le Cameroun et le Nigeria. Le troisième projet approuvé l’année dernière étant le Projet d’appui au développement de l’élevage (PRODEL) pour un montant de 54 milliards de F. Une finance additionnelle de 12 milliards de F a été allouée au Projet de renforcement de capacités dans le secteur minier (PRECASEM) pour améliorer la gouvernance des ressources minières. Le même montant a été attribué au projet d’assistance sur la rivière Sanaga pour doper l’efficacité du barrage.  23% Le taux de décaissement des fonds des projets de la Banque mondiale au cours de l’année fiscale qui vient de s’achever. REACTION  « Notre portefeuille est en croissance »  Elisabeth Huybens, directrice des Opérations de la Banque mondiale.  « L’un des objectifs que nous nous fixons chaque année est d’arriver à un taux de décaissement de 20%. L’année dernière, nous avons réussi à effectuer des décaissements à un rythme un peu plus élevé, soit presque 23%. Nous nous en félicitons. Ce n’était pas facile parce que notre portefeuille est en croissance. Chaque année, le dénominateur est plus large. Mais le taux de décaissement n’est qu’un indicateur de réussite. L’indicateur le plus important étant d’atteindre les résultats fixés dans chaque projet. Pour cette nouvelle année fiscale, la Banque mondiale prévoit d’apporter une aide budgétaire similaire à celle prévue par le FMI dans le cadre du programme économique et financier triennal, mais je ne peux pas encore vous donner les montants spécifiques parce qu’ils n’ont pas encore été approuvés par notre management. Cet appui financier est destiné au budget de l’Etat pour appuyer des réformes institutionnelles et réglementaires. Seulement, la Banque mondiale a formulé quelques exigences. Les ressources que nous apportons ne peuvent pas financer les dépenses liées à la défense par exemple. Par ailleurs, nous aimerions avoir avec le gouvernement camerounais un dialogue plus poussé sur la mise en place d’un cadre réglementaire capable d’attirer le secteur privé dans les investissements.»

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