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Relance de la riziculture irriguée

Les riziculteurs et les responsables chargés de leur encadrement redoublent d’ardeur au travail pou

L

es missions dévolues à

la Société d’Expansion

et de Modernisation de

Yagoua (SEMRY) sont

consacrées à la lutte contre la

pauvreté: l’amélioration des

conditions de vie des popu-
lations en proie à la rudesse

du climat ; la contribution à

l’autosuffisance du Cameroun;

la limitation de l’exode rural

par la fixation des jeunes en

milieu rizicole. A l’épreuve des

réalités, cette entreprise s’ac-
quitte tant bien que mal de

ses missions, en pratiquant la

riziculture irriguée en double

culture annuelle sur une super-
ficie de de 11 500 hectares des

rizières aménagées. Si avant le

déclenchement de la crise de

la faim, en 2008, la Semry était

au creux de la vague, parce

que ses outils de production

étaient obsolètes, la donne a

fondamentalement changé.

L’on parle de la relance du

volet industriel des activités

de la Semry. Le volet industriel

de la Semry, longtemps res-
té à l’abandon, a redémarré

ses activités. Ce qui n’était pas

envisageable dans le passé.

Lors de la campagne de 2012/2013,

les pouvoirs publics ont injecté

600 millions de Fcfa de fonds

de roulement pour racheter le

paddy auprès des riziculteurs

et permettre à l’entreprise de

se relancer. Du coup, on est

passé de 20 000 tonnes de

riz en 2007, à plus de 85 000

tonnes depuis 2009, grâce à

l’amélioration des prestations.

Le niveau de production aug-
mente d’année en année à la

Semry, même si la campagne

de 2016 est en légère baisse,

du fait de la réduction de 4

000 hectares des rizières ré-

servées, pour les besoins de

réhabilitation profonde des

périmètres aménagés. Les

riziculteurs et l’entreprise

l’horizon de 200 000 tonnes

de riz paddy à partir de 2018

est réalisable.

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