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Commerce international: La CEMAC vend plus cher que ses concurrents

Sur les trois premiers mois de l’année en cours, les prix des biens et services proposés par la zone ont souffert de la forte variation du taux de change nominal et d’une inflation plus élevée.

L a Banque centrale vient de publier son analyse sur la compétitivité-prix dans la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) au premier trimestre 2021. Cet indicateur qui mesure la capacité des économies de la zone (dont celle du Cameroun) à produire des biens et des services à des prix inférieurs à ceux de leurs concurrents pour une qualité équivalente, s’est détérioré au cours de la période sous-revue. Contrairement au dernier trimestre 2020, les marchandises vendues et achetées sur le marché entre janvier et mars 2021 par la CEMAC l’ont été à un coût plus élevé, comme le révèle l’outil de mesure de la compétitivité-prix, à savoir le taux de change effectif réel (TCER) qui a augmenté de 0,9% au premier trimestre 2021 après une baisse de -0,7% au trimestre précédent, souligne la BEAC. De l’avis de la banque centrale, cette perte de compétitivité s’explique par deux facteurs. Premièrement, la forte variation du taux de change nominal. Entre le premier trimestre 2021 et le dernier trimestre 2020, le franc CFA (monnaie commune aux six pays de la CEMAC) s’est appréciée par rapport aux monnaies de la majorité des principaux partenaires commerciaux, en particulier chez ses concurrents. « En termes réels, le franc CFA s’est déprécié sur la période par rapport au yuan (-1,9%) et à la livre sterling (-1,8%), tandis qu’il est apprécié par rapport au dollar (+2,1% et à l’euro (+0,8%) », commente la BEAC dans son analyse. Deuxièmement, la sous-région a enregistré une inflation plus élevée de 0,1% à 1,5% sur la même période, alors que dans les pays partenaires, le niveau général des prix s’est fixé à 0,9% en moyenne après 2,8% au dernier trimestre 2020. La détérioration de la compétitivité-prix dans la CEMAC concerne aussi bien les exportations (+1,3%) que les importations (+0,7%). La tendance observée au courant du premier trimestre, devrait se maintenir durant le trimestre en cours. Une projection que la BEAC soutient par « la conjoncture économique mondiale en proie à une crise sanitaire, muée en crise économique, monétaire et financière sans précédent ». Toutefois, la reprise espérée des activités sur fond de vaccinations contre le covid-19 devrait apporter une lueur d’espoir.

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