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Promote 2022: Mise en bouche réussie avant février

La conférence économique clôturée vendredi dernier sur la Zone de libre échange continentale africaine était un prélude à ce salon international dont la huitième édition est déjà annoncée.

L a 8e édition du Salon international de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé fera la part belle à l’industrialisation. Promote 2022, c’est du 19 au 24 février prochain avec comme innovation majeure, le Forum de Yaoundé qui se tiendra sous le thème : « L’industrialisation de l’Afrique, une clé de l’émergence du continent ». Mais avant d’attaquer ce qui sera le plat de résistance comme indiqué par Pierre Zumbach, président du directoire de la Fondation internationale Inter Progress (FIP), une entrée en matière a été proposée par la Branche Afrique. Une conférence économique sur le marché commun africain en vigueur depuis le 1er janvier de cette année. « Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) : outil de promotion et de développement du commerce intra-africain » est le thème autour duquel les échanges en visio-conférence se sont déroulés du 27 au 28 mai dernier. « Une première expérience en mode digital qui doit sa réalisation à la confiance accordée au projet par la banque africaine spécialisée dans le commerce intra-africain Afremximbank, sans l’appui et le soutien de laquelle, rien n’aurait été possible », a confié Pierre Zumbach.

Infrastructures et finances : la paire idéale

L’Afrique n’est qu’à ses débuts dans l’expérimentation de son marché commun. Rendu au sixième mois depuis l’entrée en vigueur de la Zlecaf, le continent a encore du chemin à faire avant d’accéder au stade d’intégration complète et véritable. « Il nous a fallu deux ou trois générations pour en arriver là. Il y a eu des moments de crise », confie Philippe Van Damme, ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne au Cameroun. L’Afrique n’aura forcément pas besoin de suivre les pas du vieux continent qui a entrepris son processus d’intégration dans les années 50 (après la deuxième guerre mondiale), à condition de réussir deux préalables : les infrastructures et les finances. Le rôle fondamental des infrastructures pour le commerce réside dans leur capacité à agir sur les coûts des produits échangés (baisse), et de permettre l’accès au marché tant aux grandes Nations (en lien avec la taille du marché intérieur) qu’aux petites. Au-delà des infrastructures classiques (routes, ponts, rail, voies aériennes et maritimes) ; le volet énergie reste tout autant utile, tout comme celui de la connectivité (accès à Internet) à l’ère du tout digital. Le continent doit travailler sur tous ces préalables pour réussir son intégration commerciale.

Entre le possible et l’idéal

Les différents exposés déroulés lors de la conférence économique ont permis de dresser un état des lieux de l’existant. A l’image des expériences antérieures dans d’autres régions du monde, il apparaît que la stratégie la plus réaliste reste une démarche par étapes, sur la base des priorités bien définies au préalable. Par ailleurs, la réussite de la Zlecaf passe par la valeur ajoutée qu’elle pourra générer pour la croissance en Afrique. Le continent n’en captera mieux les bénéfices que si et seulement si « les produits sont fabriqués en Afrique, par les Africains et pour les Africains », a confié Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre en charge de l’Economie chargé de la planification. Cela est autant vrai pour les biens que pour les services. Un objectif qui nécessite en amont, un développement des compétences. Des ressources humaines utiles pour doper la productivité des industries qui se feront concurrence sur ce marché de 1,2 milliard de consommateurs.

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