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Production d’huile de palme durable: Les petits producteurs toujours à la traîne

La stratégie nationale en attente de validation donne les détails sur les solutions pour attirer plus d’investisseurs et accéder à de nouveaux marchés.

il n’est généralement pas aisé de voir les entreprises agro-industrielles s’acheminer vers les règles de certification. Pourtant ! Au Cameroun, la mise en œuvre du projet Oil Palm Adaptative Landscapes (OPAL) qui a démarré en 2015 et est arrivé officiellement à son terme le 25 mai dernier, a permis d’engager Socapalm et Safacam (filiales du groupe Socfin; Ndlr) dans le processus de certification de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO). Le projet a surtout favorisé la mise en place d’un jeu de rôle participatif désigné « Coopération dans la chaîne de valeur du palmier à huile au Cameroun » (CoPalCam), pour prôner une approche partenariale entre les agro-industries, les petits exploitants et les autorités administratives. L’une des success stories de cette initiative est le projet de création de coopératives entre les exploitants villageois et la Socapalm à Dibombari, région du Littoral. L’initiative ici vise à aider les petits exploitants à réduire leurs coûts de production, à améliorer leur productivité et à obtenir de meilleurs prix grâce à la négociation collective. D’après le Fonds mondial pour la nature (WWF) qui assurait l’implémentation du projet, l’heure est à l’accompagnement des petits producteurs qui traînent encore le pas. L’une des victoires et non des moindres du projet OPAL est l’élaboration du document de la stratégie nationale de développement durable de la filière palmier à huile au Cameroun. Le document n’attend plus que la validation du gouvernement, de l’avis d’Emmanuel Ngom, expert agronome. Il tient compte de la production voulue en 2030 et met l’accent sur la protection des écosystèmes naturels, la protection des zones à hautes valeurs de conservation et à haut stock de carbone. L’objectif est de soutenir les petits producteurs dans le développement des techniques et itinéraires durables, la promotion des bonnes pratiques de gestion et d’exploitation des plantations et la réhabilitation des vieilles plantations existantes. Une fois validée, cette stratégie pourrait améliorer la réputation du Cameroun, attirer plus d’investisseurs et permettre d’accéder à de nouveaux marchés dans ce segment de l’huile de palme. Le pays occupe la place de quatrième producteur africain avec une production annuelle estimée à 482 000 tonnes selon les statistiques publiées en 2020 par le département de l’agriculture des Etats-Unis (USDA). Jusqu’à présent, il importe en moyenne 130 000 tonnes d’huile de palme par an, pour satisfaire la demande nationale. De sources officielles, le palmier à huile est développé sur à peu près 190 000 hectares dont 70 000 ha pour les agro-industries et environ 120 000 ha pour les producteurs privés.

 

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I l n’est généralement pas aisé de voir les entreprises agro-industrielles s’acheminer vers les règles de certification. Pourtant ! Au Cameroun, la mise en œuvre du projet Oil Palm Adaptative Landscapes (OPAL) qui a démarré en 2015 et est arrivé officiellement à son terme le 25 mai dernier, a permis d’engager Socapalm et Safacam (filiales du groupe Socfin; Ndlr) dans le processus de certification de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO). Le projet a surtout favorisé la mise en place d’un jeu de rôle participatif désigné « Coopération dans la chaîne de valeur du palmier à huile au Cameroun » (CoPalCam), pour prôner une approche partenariale entre les agro-industries, les petits exploitants et les autorités administratives. L’une des success stories de cette initiative est le projet de création de coopératives entre les exploitants villageois et la Socapalm à Dibombari, région du Littoral. L’initiative ici vise à aider les petits exploitants à réduire leurs coûts de production, à améliorer leur productivité et à obtenir de meilleurs prix grâce à la négociation collective. D’après le Fonds mondial pour la nature (WWF) qui assurait l’implémentation du projet, l’heure est à l’accompagnement des petits producteurs qui traînent encore le pas. L’une des victoires et non des moindres du projet OPAL est l’élaboration du document de la stratégie nationale de développement durable de la filière palmier à huile au Cameroun. Le document n’attend plus que la validation du gouvernement, de l’avis d’Emmanuel Ngom, expert agronome. Il tient compte de la production voulue en 2030 et met l’accent sur la protection des écosystèmes naturels, la protection des zones à hautes valeurs de conservation et à haut stock de carbone. L’objectif est de soutenir les petits producteurs dans le développement des techniques et itinéraires durables, la promotion des bonnes pratiques de gestion et d’exploitation des plantations et la réhabilitation des vieilles plantations existantes. Une fois validée, cette stratégie pourrait améliorer la réputation du Cameroun, attirer plus d’investisseurs et permettre d’accéder à de nouveaux marchés dans ce segment de l’huile de palme. Le pays occupe la place de quatrième producteur africain avec une production annuelle estimée à 482 000 tonnes selon les statistiques publiées en 2020 par le département de l’agriculture des Etats-Unis (USDA). Jusqu’à présent, il importe en moyenne 130 000 tonnes d’huile de palme par an, pour satisfaire la demande nationale. De sources officielles, le palmier à huile est développé sur à peu près 190 000 hectares dont 70 000 ha pour les agro-industries et environ 120 000 ha pour les producteurs privés.

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