loader

La cote d’alerte…

Comment concilier développement et préservation de l’environnement dans les pays en développement comme le Cameroun qui aspirent à la réduction de la pauvreté, à l’accroissement des infrastructures, à la création de plus de richesse et d’emplois ? La piqure de rappel est des défenseurs de la nature, de la biodiversité, des causes écologiques qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. En nous disant, en substance, que notre planète court à sa dérive. Notre environnement, notre trésor et patrimoine commun, est menacé de disparition… Puisque la nature n’arrête pas de se dégrader sous les effets conjugués de l’action anthropique, les catastrophes naturelles et des changements climatiques. Une récente étude sur la déforestation montre que le Cameroun a perdu plus de 700 000 hectares de forêts en 18 ans, précisément entre 2002 et 2020, du fait des activités humaines – lire pages 16-17. L’agriculture intensive, l’urbanisation tout azimut, les exploitations minières non contrôlées, les aménagements industriels et urbains… sont entre autres facteurs qui contribuent à la réduction du deuxième massif forestier d’Afrique. Comment faire pour arrêter cette saignée ? C’est un secret de polichinelle. Le Cameroun, faut-il le rappeler, détient l’une des plus grandes réserves de biodiversité en Afrique qu’il faut défendre, conserver et transmettre aux générations futures. On dispose de plus de 8000 espèces de plantes, 874 espèces d’oiseaux, 250 espèces de mammifères et 542 espèces de poissons. Selon le ministre Helé Pierre en charge de l’environnement, « le pays offre une rare diversité d’écosystèmes forestiers, littoraux et marins, d’eaux douces et de montagnes qui soutiennent une très grande diversité des peuples et de cultures ». Si à l’heure actuelle, l’on n’a pas encore réussi à quantifier les reptiles, batraciens et autres microorganismes, il n’en demeure pas moins que leur effectif est consistant. C’est l’ensemble de cet écosystème marqué par une flore et une faune riches et diversifiées qu’il faut protéger et préserver, au quotidien. Et chacun dans son environnement. Il faut prendre conscience des enjeux du développement durable. Il faut se convaincre que la biodiversité est essentielle à la vie. Il faut en prendre grand soin. Mais devons-nous alors arrêter de réaliser des projets infrastructurels modernes sous le prétexte de préserver notre biodiversité ? Il faut s’orienter et trouver des pistes de solution qui allient à la fois le développement et la préservation de la nature. La proposition du ministre Helé Pierre, formulée à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité célébrée le 22 mai dernier, est bel et bien d’actualité : « Il nous faut changer nos modes de vie, de production et de consommation. Nous pouvons planter des arbres, rendre nos villes plus vertes, redonner vie à nos jardins, préserver les mangroves, assainir les rivières et les cotes…, sensibiliser les entreprises, les institutions, les individus, pour susciter en chacun le réflexe et l’envie d’agir pour préserver la biodiversité ». Tout un programme dont la réalisation dépend de la contribution de chacun et de tous.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire