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Matanga: Une griffe de vêtements africains

Cette marque qui promeut les matériaux locaux se positionne comme un regard porté sur l’Afrique riche de sa diversité.

T oile de jute, tissu pagne, similicuir, caoutchouc, bois, etc., la palette de matériaux de la marque Matanga est assez illustrative de son ambition. Pour ce faire, l’entreprise qui prend ses marques, a décidé de « prélever ce qu’il y a de meilleur dans les terroirs » afin de mieux se positionner dans l’univers de la mode très compétitif. Pour l’ingénieur des mines, gérant de Matanga Venture Sarl, l’entreprise multi produits et services de droit camerounais sur le marché depuis un an, le projet du concept ethno-urbain se positionne comme « un hub qui fédère plusieurs marques dont la toute première est Matanga, la marque de chaussures, vêtements et accessoires de mode ». A ce propos d’ailleurs, le nom Matanga, nous apprend Lionel Frank Bilong, promoteur, est plutôt la reprise d’une expression Duala (Matanga ma Yesu), popularisé dans les années 80 et qui voulait dire : « Les chaussures de Jésus ». Puis après, Matanga a été utilisé pour parler d’un type de chaussure assez porté à cette même époque-là. « Au lancement du projet, nous voulions un nom de marque assez évocateur, lié à une histoire commune et qui puisse requérir l’unanimité quant à son adoption par le public », précise Lionel Frank Bilong. Celui qui a dû quitter le secteur des mines et du pétrole pour se retrouver dans la mode sait que le chemin n’est pas tout tracé à l’avance. Pour construire l’idée de cette marque qui utilise du textile et de matériaux locaux, il doit souvent travailler au plus près des artisans et de experts dans le domaine. « Nous revendiquons le terme « ethno-urbain » comme identité visuelle et symbolique de notre marque, car ce que nous proposons en termes de choix de couleurs et symboles, une valeur qui puise un peu dans plusieurs pays d’Afrique pour en faire de modèles modernes et urbains », ajoute l’entrepreneur âgé de 28 ans. En plus de proposer des vêtements assortis aux réalités du terroir, l’entrepreneur du Made in Cameroon, propose depuis bientôt deux ans des chaussures qui utilisent une palette diversifiée de matières premières locales qui s’étend au fur et à mesure de ses recherches. Le diplômé de l’Université de Douala s’est lancé dans cet univers qui le passionne. Aujourd’hui, il a su accroître ses collections, renouvelées au bout d’une semaine ou d’un mois, grâce à une démarche qualité inculquée à son équipe composée de trois permanents (sa couturière, son monteur de chaussures et son fabricant de semelles). Il emploie également des temporaires pour d’autres prestations ponctuelles (livreurs). L’activité génère mensuellement 600 000 F. Avec des articles qui vont de 5000 à 50 000 F selon la gamme. Bien que son concept de marque ethno urbaine soit en pleine construction avec des moyens de circonstance, il n’oublie pas de travailler sur le développement de ses produits avec un ancrage international. Ce qui explique d’ailleurs ses livraisons en France, Guadeloupe, aux Etats-Unis et depuis peu en Israël.

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