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Energie verte: Une première centrale électrique biomasse en Côte d’Ivoire

L’initiative participe à l’ambition du pays d’atteindre 42% de son mix énergétique issu d’énergies renouvelables à l’horizon 2030.

A l’occasion de la visite en Côte d’Ivoire de Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Proparco et Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) ont signé un prêt de 165 millions d’euros (108 milliards de F) et une subvention de 13 millions d’euros (8,5 milliards de F) pour financer le projet Biovea en Côte d’Ivoire. La centrale sera la première en Afrique à produire de l’énergie renouvelable, à partir de la biomasse, pour l’injecter dans le réseau électrique national. Les financements (bouclés le 11 juin dernier) ont été accordés par Proparco, filiale du groupe de l’Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé, et Emerging Africa Infrastructure Fund, à la société Biovea Energie, qui assure, sur une période de 25 ans, la conception, la construction, l’exploitation et le transfert de la centrale biomasse d’une puissance de 46MW. Les travaux de construction de la première centrale électrique biomasse en Côte d’Ivoire devraient ainsi débuter en septembre 2021 pour une mise en service en 2024. La centrale a été conçue dans une logique d’économie circulaire. La création d’une filière biomasse locale utilisant des déchets agricoles augmentera jusqu’à environ 20% les revenus annuels pour près de 12000 planteurs, estime EDF dans un communiqué. Les cendres de combustion seront mises à la disposition des planteurs pour leur servir d’engrais naturel. D’après l’AFD, ce projet énergétique vert, participera à l’ambition de la Côte d’Ivoire d’atteindre 42% de son mix énergétique issu d’énergies renouvelables à l’horizon 2030. Il contribuerait également à la lutte contre la déforestation et l’agriculture extensive en promouvant les bonnes pratiques agricoles et l’accroissement des rendements dans les plantations villageoises, avance EDF. Le projet devrait créer au moins 500 emplois locaux pendant la construction et plus de 1 000 emplois directs équivalent temps plein pendant l’exploitation. La centrale électrique sera alimentée par environ 450 000 tonnes de déchets de palmiers, mis à disposition par PalmCi, une filiale de SIFCA. Palmci s’approvisionnera pour 30% de la biomasse nécessaire à la centrale auprès de ses propres plantations d’huile de palme et pour 70% auprès des petits planteurs de la zone

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