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Taux d’inflation: Une courbe sous surveillance

L’évolution est suivie par la Banque centrale à l’échelle sous régionale et par l’Institut national de la statistique au niveau national.

Les statistiques sur l’inflation (l’évolution du niveau général des prix) présentent généralement une courbe en progression, mais toujours en deçà de 3%, plafond au-delà duquel les signaux passeraient au rouge, s’agissant du pouvoir d’achat des ménages. Pour l’année en cours, la Banque centrale a tablé fin juin dernier s’agissant de la sous-région CEMAC, sur « une légère augmentation des tensions inflationnistes à 2,7% contre 2,4% un an plus tôt ». Dans le même temps, l’Institut national de la statistique (INS), dans sa note sur l’évolution de l’inflation au cours du premier trimestre 2021, fait savoir que le taux devrait être maintenu à 2,5% sous réserve « des conditions agro-météorologiques favorables à la production agropastorale, l’approvisionnement ininterrompu des marchés en produits de grande consommation, la relance économique et l’absence de nouvelles vagues foudroyantes, voire de nouvelles variantes de la covid-19 résistantes au nouveau vaccin dans le monde et de tout autre choc majeur ».  Autrement dit, la stabilité des prix sur les marchés, reste fortement tributaire de tous ces facteurs.

Sauf que, certaines hypothèses posées par l’INS sont déjà battues en brèche si l’on s’en tient aux dernières évolutions concernant la pandémie de covid-19. La menace d’une troisième vague au Cameroun est réelle. Confirmation en a été donnée il y a quelques jours par le ministre de la Santé publique, au cours d’une récente réunion d’évaluation sur la riposte nationale. On la situe, la nouvelle vague, dans les prochains mois, en octobre plus précisément. Quant à la situation des cours des matières premières sur le marché international, eux aussi impactés par la crise sanitaire, reste encore préjudiciable pour les industries. Le covid-19 a fortement perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales, avec comme principale conséquence, la hausse des prix à la consommation finale des ménages. Cela se vérifie davantage à une échelle micro. L’actualité des marchés au Cameroun, rythmée par des hausses non justifiées de prix de certains produits de grande consommation illustre assez bien le problème. Il faut maintenant, à l’aune des échanges en cours, trouver le juste milieu, le juste-prix, celui qui préserve le panier de la ménagère sans menacer les intérêts des producteurs et distributeurs.

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