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Orpaillage: La CEDEAO réajuste sa règlementation

La nouvelle loi qui sera proposée en 2022 permettra de mieux réguler le commerce de l'or, en diminuant les fraudes.

L’exploitation artisanale et à petite échelle de l’or emploie plus d'un million de personnes au Mali (400 000), au Niger (450 000) et au Burkina Faso (200 000). De même, 6 100 000 personnes en dépendent au moins partiellement, sur une population cumulée (dans les trois pays) de près de 60 millions d’habitants, d’après l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) du Burkina Faso. C’est que, l'Afrique de l'Ouest est l'une des régions les plus riches en or du continent. La moitié de l'or produit dans cette zone provient de l'orpaillage artisanal. La semaine dernière, RFI a présenté les inquiétudes des acteurs du secteur qui notent que l’orpaillage occasionne d’énormes pertes pour les pays où il se développe, du fait de la contrebande. « Les risques de corruption, fausses déclarations, blanchiment d’argent et non-paiement des taxes, ainsi que le développement de pratiques contraires aux droits humains, comme le travail des enfants, la prostitution et les violences sexuelles, ainsi que le travail forcé, figurent parmi les vulnérabilités observées dans le secteur », souligne le rapport de l’OCDE relayé par l’agence Ecofin.

C’est la raison pour laquelle la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) compte encadrer le secteur. Pour l’instance, la nouvelle loi permettra de mieux réguler le commerce de l'or, en diminuant les fraudes tout en harmonisant l'ensemble sous-régional. Le commissaire de la CEDEAO en charge des mines et de l'énergie, Sediko Douka, formule le vœu que la nouvelle réglementation communautaire soit adoptée par les 15 pays membres avant fin mars 2022. Les Chambres de commerce et les agences en charge de l'orpaillage au Burkina Faso et au Mali ont commencé à regrouper les orpailleurs en coopératives, ainsi qu’à délimiter des couloirs où les creuseurs peuvent travailler dans le respect des règles de sécurité. Ces politiques, apprend-on de RFI, s'accompagnent d'incitations fiscales et d'aides à la mécanisation des petites mines.

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