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Mister-E: Des chemises « homme » sur mesure

Les créations sont faites à base de coton, de laine et de soie, matières premières disponibles localement. 

Lorsque les modes camerounaise et cubaine se rencontrent, cela donne la marque « Mister-E », mise au point par Oscar Evina. « Le déclic est parti de ce que, la « guayabera » d’inspiration cubaine et modèle de base de la ligne nous a paru être adaptée aux conditions climatiques qui prévalent dans nos pays, au Cameroun notamment », explique Georgia Ebe, associée-gérante de la marque Mister-E. Afin de se démarquer de ses concurrents, Mister-E réalise depuis 2016 des chemises faites à base de matières premières locales. Les créations sont faites avec du lin de divers grammages, de la gabardine de coton et de laine, ou de la soie.

Toutes ces matières proviennent également du marché local, principalement le marché de Mokolo à Yaoundé. Une initiative que le porteur du projet justifie par la volonté de développer une industrie locale de transformation du coton. « La chemise de par sa coupe, se trouve à mi-chemin entre une chemise et une veste et cela lui confère une certaine polyvalence c’est-à-dire, la possibilité pour ne pas dire la capacité d’être portée donc admise dans tous les milieux, fonction du modèle, de la matière et du coloris », fait savoir Mme Ebe.

Les chemises fabriquées sont adressées à tous les citoyens camerounais et d’ailleurs, ainsi qu’à la diaspora, adepte du style urbain et décontracté. Quant aux modèles, Mister-E propose du prêt-à-porter et du sur mesure. Les porteurs du projet ajoutent qu’ils sont capables de réaliser des modèles sur commande pour les clients. Le client a l’embarras du choix entre des chemises en tous genres et des ensembles pour homme.

Les prix pratiqués sont fonction des moyens disponibles. Pour une chemise classique, il faut débourser entre 50 000 et 100 000 F en moyenne pour une chemise brodée. Le prix d’un ensemble varie entre 120 000 et 150 000 F. D’après les responsables de la marque, elle essaie encore de se faire un nom. La fréquence des ventes n’est pas encore à la hauteur des attentes et des investissements consentis. Trois personnes travaillent pour donner de la visibilité à la marque, à savoir un façonnier (terme générique donné aux personnes qui fabriquent dans l’industrie de la mode; Ndlr) et deux représentants dans la ville de Yaoundé.

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