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De l’énergie à revendre: Les barrages déjà livrés et en cours augurent la fin prochaine des délestages.

A fin août 2021, le taux d’avancement général du chantier du barrage hydroélectrique de Nachtigal est de 50%, soit 45% pour le lot génie-civil, 41% pour le lot électromécanique, 83% pour la ligne de transport d’énergie et 80% pour la cité d’exploitation. Selon le directeur de construction de la Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), Justin Ntsama, la ligne de transport d’énergie Nachtigal-Yaoundé est prête. Le procès-verbal d’achèvement des travaux a été signé le 10 septembre dernier. Les travaux démarrés en février 2019 permettront d’injecter dans le mix électrique du pays une puissance installée de 420 mégawatts, soit une contribution de 30% à l’offre globale d’énergie. Il est prévu une usine de pied de 4,5 MW qui va permettre d’améliorer la couverture électrique de l’ensemble des localités environnantes (Nanga-Eboko, Ntui et Obala). Une ligne de transport électrique de 225 000 volts de 50km de long sera également réalisée entre le site de Nachtigal et Nyom II. Au finish, trois départements de la région du Centre seront impactés par ce projet, à savoir la Lékié, la Haute-Sanaga et le Mbam-et-Kim. Le coût total  est de 786 milliards de F. La mise en service est prévue pour début 2024.  

Dans la région de l’Est, le barrage hydroélectrique Lom-Pangar dévoile progressivement ses atours. L’heure est à la construction de l’usine de pied. Depuis l’arrivée des premiers équipements en juin dernier, c’est le branle-bas sur le chantier. Au 8 juin 2021, le taux d’avancement des travaux de l’infrastructure censée produire 30 MW d’électricité était d’à peu près 60%. Il est question d’assurer le rationnement de l’électricité et d’électrifier dans le même temps environ 150 villages. La mise en service de la première turbine est prévue pour mars 2022. La ligne de transport haute tension Lom-Pangar-Bertoua quant à elle, devrait être livrée en décembre prochain, d’après les assurances d’Electricity Development Corporation (EDC). Il est surtout attendu du projet d’environ 240 milliards de F, le relèvement du débit garanti de la Sanaga pendant l’étiage de 40% et 170 MW  de puissance additionnelle pour les barrages d’Edéa et de Songloulou.

Dans la région du Sud, le récent raccordement de la ville d’Ambam au réseau électrique en provenance du barrage hydroélectrique de Memve’ele (d’une capacité de 211 MW) est un signal positif de son opérationnalisation, depuis sa mise sous tension en avril 2019. En perspective, le projet de barrage hydroélectrique de Bini à Warak attise déjà les convoitises dans le septentrion, en termes d’approvisionnement en énergie. L’infrastructure sera construite sur le fleuve Bini dans la localité de Warak, département de la Vina, région de l’Adamaoua. Sa capacité de production sera de 75 MW, pour un investissement de près de 182 milliards de F.

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