loader

A la recherche de nouveaux investisseurs

Des initiatives en faveur de la promotion de l’éducation boursière se multiplient pour dynamiser le marché.

Les acteurs du marché financier continuent de rajouter des ingrédients afin que la mayonnaise prenne sur la place boursière. La fusion-absorption de la Douala Stock Exchange (DSX) par la BVMAC le 4 juillet 2019 permet d’effectuer des opérations de cotation lundi, mercredi et vendredi, même si la plateforme garde comme principal objectif de renforcer son compartiment « actions » avec l’entrée de nouvelles entreprises à la cote permanente. Entre temps, la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) continue d’agréer des sociétés pour assurer les négociations des opérations boursières dans l’ensemble de la CEMAC. Le 10 juin dernier, le collège de la COSUMAF a délivré des agréments à la société de bourse Horus Investment Capital SA, aux particuliers David Clay Azambou Dongmo, Patrick Fomethe Momo, Issongo La-Ngatsesse Kiba et Sondia Gwet épse Nkembe, tous quatre, conseillers en investissements financiers. Le même jour, la société LCB BANK a été agréée comme dépositaire d’organisme de placement collectif.

Mais l’engouement doit se poursuivre, car pour l’heure, encore très peu d’entreprises trouvent un intérêt à se coter, à ouvrir leur actionnariat, ou même à opter pour la transparence financière. Au-delà des incitations fiscales prévues par la loi, Charles Etoundi, analyste des marchés, estime que : « l’offre est pour l’instant trop standardisée. Elle devrait être distinctive et adaptée à l’environnement à l’instar du compte titres, le plan d’investissement en bourse et le portefeuille boursier, qui pour cela doivent être personnalisés en fonction des entreprises, des investisseurs et les intermédiaires eux-mêmes ».

C’est dans ce registre que l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) organise du 12 au 15 octobre prochain à Douala la quatrième Semaine internationale de l’investisseur (SIIC 2021) sur le thème : « L’éducation boursière et la protection de l’investisseur à l’ère de la digitalisation des instruments financiers et de la gestion collective ». Il sera question de mettre à la disposition du public et des investisseurs des informations permettant de constituer une masse critique d’investisseurs dans les produits des marchés financiers à travers le lobbying, la diffusion d’informations sur les spécificités du marché financier, le règlement des litiges... L’évènement cherche aussi à faire découvrir au public jeune le marché financier et ses opportunités tout en sensibilisant à la protection de l’investissement aussi bien dans les produits classiques que dans les produits digitaux.

Ce sera également l’occasion de présenter des astuces aux opérateurs qui souhaitent recourir aux produits financiers. La COSUMAF recommande aux investisseurs de vérifier les agréments des acteurs et intermédiaires qui opèrent dans la collecte des fonds et leur placement avant tout engagement. Mais aussi d’étudier les coûts et risques associés à un placement ou une souscription à un produit financier, de comprendre l’intérêt de diversifier leurs placements ou souscriptions, d’identifier les avantages de l’investissement long, régulier et diversifié… Toujours selon la COSUMAF, avant d’investir dans les produits financiers nouveaux (actifs digitaux, crypto actifs, crowdfunding) ou les produits de placement de la gestion collective, l’investisseur devrait s’approprier des risques associés, reconnaître les différentes alertes sur des investissements à risque en ligne, sans sous-estimer l’importance d’un accompagnement spécialisé.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire