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Manioc: L’amidon porte le marché

Culture de subsistance dans nombre de pays d’Afrique, le manioc a pris racine dans le cercle fermé des matières premières agricoles à forte valeur ajoutée. Il est recherché pour la fabrication du carton et du contre-plaqué. Il est également demandé dans l’industrie agroalimentaire comme substitut de l’orge ou du blé ou tout simplement comme amidon comestible. Ingrédient pour la production des aliments pour animaux, tout comme dans l’industrie pharmaceutique, etc. Dans un récent rapport, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) affirme que de nombreux pays en développement pourraient renforcer leurs économies et ainsi accroître les revenus des agriculteurs, en consacrant une plus grande partie de cette culture bon marché en amidon à valeur ajoutée. Comme source d'amidon, il est hautement compétitif : la racine contient plus d'amidon, en poids sec, que presque toutes les autres cultures vivrières. Il est facile à extraire à l'aide de technologies simples. De plus, les prix à l'exportation, actuellement de 300 dollars (169 714 F) la tonne pour la fécule superfine de Thaïlande, sont plus bas que ceux de la fécule de pomme de terre, de maïs et de blé produite dans l'Union européenne et aux Etats-Unis. Cependant, si la demande mondiale d'amidon de manioc n'a cessé d'augmenter au cours des 25 dernières années, seule la Thaïlande a effectué la transition vers des produits destinés à l'industrie de transformation. En dehors du Nigeria et de l'Afrique du Sud, l'industrie d'extraction de l'amidon est quasiment inexistante en Afrique, qui produit pourtant plus de 250 millions de tonnes de manioc par an. L’Afrique détient 47% de la production mondiale, suivie de l’Asie avec 33%. L’Amérique latine et les Caraïbes ferment la marche avec 20% de la production mondiale.

Au Cameroun, d’après les données disponibles, le rendement moyen national par hectare en 2014 était de 14 tonnes, avec des surfaces plantées de 270 787 hectares pour une production de 3 808 239 tonnes. Plus de dix ans après, fait constater Aristide Atangana, ingénieur agricole, producteur de manioc dans la région du Centre, cette production a doublé, favorisée par l’introduction de nouvelles variétés aux cycles plus courts et des agriprenneurs engagés dans la transformation semi-industrielle.

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