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« Nous produisons trois types d’huile de Manjombe »

Christian Manjombe Eyango, directeur du GIC Proplamecam.  

Qu’est-ce qui vous a motivé à produire une huile pour combattre les infections de la peau ?

Ma motivation, je dirai qu’elle est personnelle car, ayant longtemps souffert des infections de la peau, plus particulièrement des mycoses entre les orteils.  J’ai suivi différents traitements qui ne m’ont pas apporté satisfaction. Ayant constaté que plusieurs personnes autour de moi souffraient de la même pathologie, j’ai donc pris l’initiative de faire des recherches avec mon équipe composée de pharmaciens, chercheurs en plantes médicinales et phytothérapeutes pendant près de deux ans. Cette recherche a abouti à la création de cette merveille qu’est l’huile de Manjombe qui a pu traiter définitivement mes mycoses. Par ailleurs, j’ai constaté que beaucoup d’enfants et d’adultes souffrent de plaques rouges, de mycoses, de champignons, d’érythèmes, d’acnés et même d’érysipèles. C’est pour apporter une solution que nous avons mis au point cette huile qui se présente en trois déclinaisons :  l’étiquette verte adaptée aux problèmes de peaux (mycoses, acnés, champignons, eczémas, galles, etc…) ; l’étiquette orange spécialement adaptée aux traitements du cuir chevelu (teigne, psoriasis du cuir chevelu, plaques alopéciques, pellicules, etc…) et l’étiquette jaune adaptée aux traitements de vergetures. La dernière-née encore en phase d’expérimentation.

Le produit a t’il suivi la voie normale des tests, de l’identification et de la production ?

La production de l’huile de Manjombe se fait dans le respect des règles de bonnes pratiques de laboratoires, sous la surveillance de notre docteur en pharmacie et ce, pour toutes les différentes étapes de production (de la récolte de la plante suivie de l’extraction du principe actif, de la stabilisation jusqu’au conditionnement de notre traitement). Une fois mise au point, l’huile de Manjombe100% à base de plantes naturelles a effectivement fait l’objet des tests d’efficacité. Premièrement sur mes enfants et moi-même puis, sur des patients volontaires (environ une centaine) avant d’être proposée dans les salons de coiffures ou le traitement a connu un grand succès au point ou deux fois de suite, en l’espace de trois mois la demande a été supérieure à l’offre. Nous avons par la suite déposé une demande de test dermique auprès de l’IMPM (Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales, Ndlr) qui est une étape cruciale à l’autorisation de mise sur le marché par la DMPL. Nous avons également déposé une demande de brevet à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

Si vous aviez les moyens et l’équipement nécessaires, quelle quantité produiriez-vous par jour ?

Nous avons successivement produit 144 bouteilles de 30g chacune cinq fois de suite. Au vu de l’augmentation de la demande et notre objectif de couvrir la sous-région CEMAC à l’horizon 2022, nous pensons au moment opportun, acquérir de l’équipement industriel pour pouvoir augmenter la production entre dix mille et cinquante mille exemplaires jour.

Propos recueillis par YNM

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