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Reprise économique: Inclusion, climat et éducation au menu

A l’issue de ses assemblées annuelles le 17 octobre dernier, la Banque mondiale s’est engagée à augmenter ses financements climatiques de 35% au cours des cinq prochaines années.

L es Produits intérieurs bruts (PIB) des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire restent en deçà de leurs niveaux d’avant la pandémie du covid-19. 100 millions de personnes supplémentaires ont basculé dans l’extrême pauvreté, dont environ 80% dans ces pays, selon la Banque mondiale (BM). Des millions d’emplois ont été perdus, tandis que la déscolarisation et l’insécurité alimentaire ont progressé. C’est dire que la pandémie a accru les vulnérabilités au sein de certains pays. Dans son discours précédant les assemblées annuelles de la BM et du FMI tenues du 11 au 17 octobre dernier, le président du groupe de la BM, David Malpass, a ressorti quatre actions à mener pour favorise la reprise : assurer la stabilité économique, lutter contre le changement climatique, tirer parti de la révolution numérique et investir dans les populations à travers la santé et l’éducation. Le comité du développement de la BM réuni le 15 octobre dernier prévoit de continuer de soutenir une reprise verte, résiliente et inclusive. Pour l’institution, le changement climatique et la dégradation de l’environnement ont exacerbé les effets de la pandémie sur la réduction de la pauvreté, les inégalités, le capital humain, les migrations, la sécurité alimentaire... Dans un communiqué publié sur le site de la BM, le comité réaffirme l’importance de l’appui de l’institution financière « à la création d’emplois et à la transformation économique dans le cadre d’un vaste programme de développement vert, résilient et inclusif. Nous souscrivons par ailleurs à la mise en place d’autres mécanismes visant à augmenter les financements climatiques du groupe de la Banque mondiale, y compris à partir de sources privées ». Le comité a par ailleurs favorablement accueilli l’engagement de la BM à porter ses financements climatiques à 35 % au cours des cinq prochaines années. Même son de cloche pour le plan d’actions sur le changement climatique visant à protéger le capital naturel et la biodiversité. Toujours sur le front du climat, David Malpass a insisté sur la multiplication des initiatives. Il a à cet effet déclaré : « Nous avons besoin de milliers de projets public-privé de grande envergure qui combinent les ressources du monde entier - des gouvernements, des banques multilatérales de développement, des fondations, des investisseurs privés et des acheteurs de crédits carbone -», pour réduire les émissions de carbone, accroître l’accès à l’électricité et s’adapter aux dérèglements climatiques. La prochaine réunion du Comité du développement se tiendra le 22 avril 2022 à Washington.

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