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Nickel: Pression sur la demande

L’essor de la voiture électrique met particulièrement la pression sur le nickel, mais aussi sur le cobalt, le lithium ou encore manganèse. Des matières premières essentielles à la production de batteries. Les craintes macroéconomiques sont en veilleuse avec la baisse des niveaux de stocks officiels des entrepôts mondiaux, alimentant la situation des prix actuels. D’après Boursorama, spécialisé dans la cotation des matières premières en ligne, la tonne de nickel valait 20 134 dollars, soit 11 375 710 F, le 26 octobre dernier. Un jour plus tôt, la demande avait augmenté de 3,9% sur le marché des métaux de Shanghai. L’un des grands négociants chinois, SRB, avait mis à disposition de l’industrie son quatrième lot de réserves de métaux avec près de 150 000 tonnes. Mais, ce n’est pas suffisant. Depuis quelques semaines déjà, les stocks mondiaux de nickel ont poursuivi leur baisse, notamment en Asie, a indiqué le négociant Marex Spectron. Les grands constructeurs automobiles risquent d’être confrontés dans les prochaines semaines à des difficultés d’approvisionnements de ces matières premières. Et déjà, pour pallier d’éventuelles pénuries, le recyclage est une option envisagée très sérieusement, chez nombre de constructeurs automobiles. Avec des millions de batteries qui devraient arriver en fin de vie d’ici à 2030, ce procédé pourrait réduire la demande mondiale en 2040 de 35% pour le cobalt et le nickel, selon un rapport de l’Institut des futurs durables à l’Université de technologie de Sydney, en Australie. Face à un tel potentiel, les filières de recyclage se préparent déjà à travers le monde à accélérer la production et investissent dans de nouveaux projets. Au Cameroun, au-delà du nickel associé au gisement latéritique du cobalt/nickel/manganèse de Lomié dans la région de l’Est, 27 autres indices de nickel ont été décelés liés aux filons ferrières des régions de l’Est et du Sud.

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