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Marché régional des valeurs du Trésor: On parle notation financière

Des responsables de Moodys et Bloomfield Investment conviés aux concertations des Trésors publics de

L es six Trésors publics de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) démarrent, demain jeudi à Douala, deux jours de réflexions (2-3 juin) autour de la problématique de la gestion des risques liés à leurs interventions sur le marché régional des valeurs du Trésor. C’est l’un des points inscrits à l’ordre du jour des travaux de la deuxième session de leur cadre permanent de concertation, trois mois après la session inaugurale de mars dernier, dont l’une des recommandations faites aux Etats était de se soumettre de manière régulière à l’exercice de notation financière. Invités aux échanges, Aurélien Mali, vice-président de Moodys ; Stanislas Zézé, président directeur général de Bloomfield Investment, accompagné de son vice-président, Jean-Paul Tonga. Ces agences de notation financière (internationale et panafricaine) dont la mission est d’évaluer la solvabilité des émetteurs, c’est-à-dire leur capacité et leur volonté à payer les intérêts et le capital des obligations souscrites par les investisseurs, apporteront des éclairages sur les mécanismes de notation financière des émetteurs souverains. Dans le processus de développement du marché des titres publics, les Etats de la CEMAC, conscients des menaces qui planent sur leurs activités (risques de non remboursement, primes de risques plus élevés, dette non soutenable, etc.), ont choisi de jouer la carte de la transparence. Le recours systématique à la notation financière et la publication régulière des données sur leurs situations économiques et financières pour lesquels ils s’engagent, traduisent cette volonté de maîtriser tous ces risques. Au-delà du signal positif envoyé au marché, les Trésors publics s’inscrivent à l’école des bonnes pratiques en matière de gestion des finances publiques et de mise en œuvre de politiques économiques plus ambitieuses et porteuses de croissance. Avec comme bénéfice immédiat des investisseurs moins exigeants en termes de rendements pour leur placement sur ce marché. C’est que, avant d’acheter les obligations émises par les Etats, les souscripteurs se fient, entre autres indicateurs, à la capacité de remboursement des émetteurs, généralement appréciée au travers des notes attribuées à ces souverains par les agences de notation et qui évaluent le risque de non remboursement (rating), sur la base d’analyses préalables. Les responsables des agences de notation financière invités aux assises dans la capitale économique expliqueront le rôle et l’importance de la notation financière pour l’approfondissement des marchés des capitaux, en mettant un point d’honneur sur le cas de la CEMAC.

Suivi-évaluation

Pour ces nouvelles assises organisées par la Banque ...

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