loader

Les bourses africaines sur le marché des propositions

En vue de favoriser l’actionnariat populaire, les gestionnaires des places boursières du continent suggèrent de nouvelles actions de réglementation.

Une des roues du carrosse des financements des économies libérales qu’est la bourse présente ce visage contrasté que l’African Securities Exchanges Association (ASEA), le regroupement des bourses africaines, déplore. Il s’agit de la place relativement faible qu’occupent les bourses en Afrique dans l’univers économique, malgré les besoins, les opportunités et probablement à cause d’une certaine carence de la règlementation. D’où l’idée de trouver des solutions de dynamisation, en optimisant la régulation, qui était examinée et enrichie par les membres de l’ASEA durant les deux journées du dixième séminaire annuel du Building African Financial Markets (BAFM) tenu à Douala les 1er et 2 juin 2022. La liste des propositions de l’association ASEA s’est donc naturellement ouverte par des interpellations à l’endroit du gouvernement. Edoh Kossi Amenounve, son président, a notamment évoqué la nécessité que les pouvoirs publics « inscrivent le développement du marché comme un axe stratégique majeur des plans de développement nationaux », afin d’accélérer l’essor des bourses. C’est que, dira l’orateur, les gouvernements devraient appuyer sur ce bouton d’action qu’est l’actionnariat populaire comme moyen de démocratiser l’enrichissement des citoyens. Autant qu’ils devraient « encourager toutes les initiatives d’intégration financière » qui complètent le mouvement déclenché par la zone de libre échange en Afrique.

Cette logique de fonctionnement démocratique et participatif s’étendra normalement aux organismes de régulation que l’ASEA appelle à prendre davantage en considération les aspirations des acteurs. Tout en privilégiant une approche business, les arbitres du marché financier devraient aussi ant...

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire