E ntre Ndokoti et Beko ko, la seule borne de recharge électrique disponible est située à Bépanda. Par cette brève photographie, Fidèle Teguia, président national du syndicat des conducteurs professionnels de mototaxis et tricycles du Cameroun, décrit la « délicate » situation des confrères utilisant les motos électriques. Il leur est donc difficile de parcourir de grandes distances, au risque de tomber en panne. Malgré l’appétit prononcé pour les engins électriques, la réalité liée au manque de bornes de recharge dicte sa loi. Ce n’est pas tout. Lors de l’échange sur la problématique des chargeurs des véhicules électriques or ganisé par l’Association pour la promotion de l’écosystème de la mobilité électrique au Cameroun (APEME-CAM) le 29 juillet dernier à Douala, le diagnostic s’est fait sans concession. Le directeur général de Spiro, Alain Guy Etoundi, a relevé l’incompatibilité des chargeurs des différents opérateurs. « C’est un facteur limitant dans la disponibilité du produit. Aujourd’hui, le produit peut être moins cher, mais si vous n’avez pas la capacité de le recharger, il n’y a pas d’inté rêt d’y aller », confie l’opé rateur. Notre interlocuteur ajoute qu’à l’heure actuelle, l’on dénombre à peine une dizaine de bornes de recharge des véhicules électriques sur l’ensemble du territoire na tional. Pour ce qui est des motos...
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