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Echanges en zone CEMAC: Ingrédients pour la compétitivité des corridors

Le récent forum organisé par le BGFT à Douala recommande de bâtir un écosystème intégré pour des routes plus rentables et sécurisées.

L es transporteurs, char­ geurs et opérateurs économiques qui em­ pruntent au quotidien les axes Douala-N’Djamena et Douala-Bangui ont de la peine à tirer leur épingle du jeu. Ils font face à des contraintes bureaucratiques et opéra­ tionnelles. Lors d’un forum sous-régional des acteurs du fret sur la compétitivité des corridors transfrontaliers et la facilitation des échanges en zone CEMAC organisé le 30 juillet dernier à Douala, les acteurs ont planté le décor. L’ambassadeur de Guinée équatoriale au Cameroun, Armando Kote Echuaca, a déclaré qu’un conteneur met 25 à 45 jours pour parcourir le corridor Douala-N’Djamena. Les coûts de transport représen­ tant pas moins de 40% du prix final des produits. Pourtant, les corridors sont des espaces économiques non négligeables. L’axe Douala-N’Djamena en­ registre annuellement 20 000 mouvements de camions en­ viron entre le Cameroun et le Tchad, d’après le Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT). Soucieux de refonder l’opé­ rationnalisation des corridors dans la perspective de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continen­ tale africaine (ZLECAf), les acteurs ont défini des pistes pour renforcer la coopération sous-régionale, fluidifier les échanges et bâtir des routes plus efficaces. A l’instar de la numérisation pour faciliter la baisse des coûts d’exploitation et éliminer les faux frais, les...

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