Comment en êtes-vous arrivé à imaginer de vendre directement à des ménages situés à des centaines de kilomètres de vous ? J’ai été formé au Centre polyvalent de formation de Mbouo à Bandjoun. Il y avait des marchés périodiques les derniers samedis du mois pour écouler les récoltes de l’école. J’en ai profité pour préparer une entreprise, créer mon propre réseau après la formation ; constituer un car net d’adresses et mesurer les tendances de la demande. La clientèle vient aussi des ren contres professionnelles où l’on partage des expériences et imagine des solutions pour développer ce marché du bio maintenant encadré par une loi. En toutes ces occasions, on peut certes compter beau coup de contacts mais seuls les plus sérieux restent sur la liste des ventes à venir. Ils nous expriment des attentes particulières et on cultive en fonction de leurs vœux. Une bonne collaboration avec le CIPCRE, une Ong de Ba foussam, ajoute à la quête de clientèle. Les commandes vont à Douala, Yaoundé et jusqu’à Garoua, etc. Eden Life pousse son avantage car le naturel résiste bien mieux aux parfois rudes conditions de transport. Comment procédez-vous concrètement pour re cevoir une commande et livrer ? Une commande s’enregistre au téléphone et se livre en deux jours, les lundis et jeudis. On peut décaler ces rendez-vous en fonction des circonstances, et travailler le week-end. Il faut analyser le marché pour voir ce qui marche. Nous expérimentons donc d’autres créneaux de livraison, en adaptant notre calendrier. Il n’est pas pos sible de se figer car l’environ nement est complexe pour faire grandir la cinquantaine de clients réguliers que n...
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