L ’Interprofession avicole du Cameroun (IPAVIC) a publié le 9 octobre der nier un communiqué qui remet en cause une récente étude sur les poulets et œufs produits et consommés par le marché camerounais. Cette recherche d’universitaires lo caux publiée le 16 septembre 2026, a utilisé un « échantil lon insuffisant et pas assez représentatif pour soutenir un jugement alarmant sur la qualité des produits avicoles camerounais », écrit l’IPAVIC. Parce qu’elle se serait appuyée sur « 48 poulets exclusivement prélevés dans [trois des dix] régions», l’enquête en cause est rejetée par cette association de producteurs. L’IPAVIC n’y voit pas moins qu’une tenta tive de déstabilisation d’une filière qui revendique un statut exceptionnel dans la sous-ré gion CEMAC. Citant des rapports officiels, l’association professionnelle se satisfait d’une progression de 50% de la production de poulets entre 2011 et 2026. Ce qui correspond à 102 millions de bêtes pour l’année en cours. Les œufs eux aussi sont en hausse : de 2,5 milliards d’unités à 2,9 milliards par an. Dès lors, l’IPAVIC soupçonne les cher cheurs de jeter le « discrédit » sur l’aviculture camerounaise afin de favoriser le retour aux importations. Ce qui mettrait possiblement en difficulté les 570 000 travailleurs de la filière, dont 320 000 qui en dépendent directement. L’étude relayée par les médias a été dirigée par Fabrice de Paul Tatfo Keutchatang, à la tête d’un groupe de cinq chercheurs de la faculté des sciences de l’université de Yaoundé I. Elle conclut notamment à partir d’une enquête dans 900 mé nages des régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest à la présence dans les aliments en question de métaux lourds en quantité suffisante pour éven tuellement mettre en péril la sant&e...
- Fil Eco
- Enquête de la semaine
-
Marchés & FINANCES
-
Marchés
-
Finances
-
-
Cahiers de l'entreprise
-
Catégories
-
-
-
-
-
- Made in Cameroon
- Débats et analyses
- World Business
Commentaires