Le Cameroon Business Forum (CBF) acte 12 s’est fini. Les deux journées consacrées au dialogue entre le secteur public et le secteur privé et le secteur privé dans la capitale économique ont tenu leurs promesses. Rendez-vous très couru (300 participants), discussions nourries sur thématiques d’actualité, à l’instar du marché commun africain. Le gotha de la politique et des milieux d’affaires n’a pas fait l’économie des mots et des maux pour examiner, diagnostiquer et proposer chacun une ordonnance pour permettre au tissu productif national de prendre plus d’étoffe. C’est presque une urgence vitale pour le pays qui s’est fixé comme boussole de développement, la transformation structurelle de son économie à l’horizon 2030. La 12e session du CBF est en réalité la toute première à se tenir sous l’ère de la SND30. La pandémie de Covid-19 survenue début 2020 a imposé au gouvernement un retard dans la mise en œuvre de cette stratégie. Le secteur privé a lui aussi trinqué. Rendu en 2026, soit 17 ans après la création en janvier 2009 du CBF et à pratiquement trois ans du terme de la SND30, l’Etat et les créateurs de richesse s’accordent pour dire que les crises et chocs divers doivent cesser d’être des prétextes et devenir des opportunités. Malgré la conjoncture difficile, les affaires ont continué et elles continueront. A Douala la semaine der nière, il était question de voir comment accélérer le rythme pour ne pas louper le train de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAf) qui, de toute évidence, semble échapper aux entreprises camerounaises, peu ou pas prêtes à l’affronter. Pourtant, les opportunités sont bel et bien là. Le ministre du Commerce l’a rappelé lors des discussions, 80% des lignes tarifaires seront libéralisées sur ce marché continental d’ici le 31 décembre 2029. Il faut faire vite. Un bilan public dans six mois ? C’est le défi lancé par le président du Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM) à la clôture des travaux à Douala. Pourquoi pas? Le chef du gouvernement en a pris l’engagement solennel. Toutes les recommandations adoptées seront mises en œuvre. Pour ce faire, il faut passer de la parole aux actes. Les administrations publiques ont d’ailleurs été invitées à prendre le relais en matière de suivi des résolutions. C’est maintenant que le plus dur commence. Si le Cameroun peine encore à capter les dividendes de la ZLECAf, c’est en raison d’un défaut de compétitivité. L’offensive du made in Cameroon bute sur des coûts de facteurs de production alourdis par de nombreuses charges : énergie,...
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