Q uatre ans après les sachets de thé de la Cameroon Tea Estates (CTE) du 7 octobre 2022, qu’est-ce que l’économie camerounaise a pu vendre à ses partenaires de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF)? Cette « petite » exportation inaugurale vers le Ghana a été suivie de bien d’autres. Mais difficile de tout compiler, tant les croisements et par tages des informations entre administrations concernées par ce cadre ouvert depuis le 1er janvier 2021 peinent à se faire. L’on sait qu’il y a eu aussi le même jour, les ananas déshy dratés d’Afatex International, une petite entreprise que di rige Jacqueline Tientcheu. Et ensuite, de grosses cargai sons d’huile de palme vers le Kenya, des bois débités, 100 tonnes d’aluminium en lingots vers l’Algérie en 2024. D’après une source au Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), 39 cer tificats d’origine sont enre gistrés dans les rapports de janvier à septembre 2026. Ce qui permet de distinguer d’autres exportations réali sées dans les parages sans rentrer strictement dans le cadre ZLECAF. C’est que, les entreprises camerounaises éprouvent quelque peine à s’arrimer à l’opportunité relative ment nouvelle, affirme un responsable au ministère du Commerce. Au rang des entraves à ce business : les procédures, le respect des exigences du marché destina taire, les capacités à répondre aux grosses commandes, le retard de notre pays à faire fonctionner le système pa nafricain de paiement et de règlement mis en place par Afreximbank pour soutenir le libre-échange continental… Cela n’a pas empêché que dans le sens des arrivées, le Cameroun ouvre son portefeuille pour acheter à la...
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