D ans la région de l’Ouest, plusieurs projets rizicoles sont mis sur pied par l’État du Cameroun. On y compte plusieurs sites de production, transformation et commerciali sation malgré les difficultés que rencontrent les producteurs. Entre le riz irrigué et pluvial, la production augmente avec la professionnalisation des ac teurs. Dans le département du Noun, plus précisément dans l’arrondissement de Bangou rain, les acteurs regroupés en « Union » ont des parcelles de terrain de plus de 500 hec tares. Le Projet de la chaîne de valeur riz soutenu par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a boosté la productivité. « Notre production annuelle est de 1 800 tonnes de riz paddy soit 18 000 sacs de 100 kg. Le coût de la production s’élève à 654 000 F par ha en création et un peu moins pour une superficie déjà aménagée », explique Ab doulaye Njikam, producteur. Toutefois, dans cette partie du Cameroun, bien que le Projet Mont Mbapit tarde à prendre vraiment son envol, on enregistre quelques pro ductions et ses installations utilisées par les producteurs déjà en activité. Juste de l’autre côté de la rive du fleuve Noun, un autre site se développe. Il s’agit du Projet d’appui au développement des filières agricoles rendu à sa phase II. Il est implanté dans les arrondis sements de Tonga et Bassamba dans le département du Ndé. Ici, la variété Nérica N56 a un rendement plus élevé que la N8. La production est passée du simple au double. « Pour le riz pluvial, nous sommes passés de 1,5 à trois tonnes à l’hectare en 2025 et pour le riz irrigué de 3,5 à sept tonnes. Ces riz se vendent dans les marchés, les grandes surfaces de la région, dans le Littoral et à Yaoundé », indique Serges Elie Ngouanfo, chef d’antenne régionale Ouest/...
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