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Frais de scolarité: Les ménages sous pression

On observe une stabilité dans les établissements publics alors que dans le secteur privé, des prix spéciaux viennent allonger la note amère servie aux parents.

À la veille de la prochaine rentrée scolaire, c’est le branle-bas dans l’ensemble des mé­ nages. Au cours des dernières années, l’évolution des prix de la scolarité au Cameroun se caractérise par une « stabilité stricte des tarifs officiels de l’Etat », analyse le 25 septembre 2023, une note sur l’évaluation des prix à la consommation finale des ménages publiée par l’Institut national des statistiques (INS). La struc­ ture indique que la tendance à cette stabilité régulée par l’Etat est pourtant contrastée sur le terrain par une hausse constante et progressive des contributions annexes pour ce qui est de l’enseignement public. Pour Ibrahima Mous­ sa, parent d’élève, « l’ensei­ gnement primaire est gratuit certes, mais l’Association des parents d’élèves et d’enseignants (APEE) ne joue pas toujours franc jeu avec les parents ». Sur le terrain, nous avons pu mesurer combien l’inflation globale et l’augmentation des coûts de fonctionnement des établissements scolaires ex­ pliquent la pression financière que subissent les ménages. En effet, dans le secteur public de l’éducation, le coût réel est à la hausse du fait des frais « à la guise de l’APEE », nous a confié Marcel Mbono, parent d’élèves à Yaoundé. L’enseignement primaire public demeure gratuit, par principe. Au niveau du secondaire, les frais exigibles sont fixés à 10 000 F pour le premier cycle et 12 500 F pour le second cy­ cle. Un parent témoigne sous couvert avoir versé bien plus que le montant exigé dans un établissement public à Ngaoun­ déré. A cela s’ajoutent les frais d’APEE que l’Etat a plafonné à 25 000 F. La raison ? Des besoins annexes payés par les parents d’élèves en vue de « sécuriser l’établissement, recruter des enseignants vacataires et même fabriquer des tables bancs ». Une d’autre parade existe, clame Alain Monthe, commerçant et parent d’élèves : « pour avoir une place dans un lycée, on vous exige 50 000 F ou tout simplement l’achat d...

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