E lle n’avait jamais pratiqué quoi que ce soit en rapport avec la menuiserie. Un certain sens artistique, pour la teinture par exemple qu’elle pratique jusqu’à pré sent et pas plus. A 57 ans, Irène Dongmo Nguepi qui a quitté l’université après deux ans pour faire du commerce plutôt que la médecine, vœu de papa ou l’assistance sociale de ses rêves, est pourtant une « menuisière » remarquée à Yaoundé. Pas à la découpe ou au montage mais à l’ori gine de modèles d’abord. Un jour, cette patronne a en effet voulu faire confectionner un meuble porte-téléviseur et de rangement. L’artiste dessine son mobilier de rêve qui va finalement être retenu par son menuisier… pour attirer la clientèle. C’est comme ça que l’idée de se lancer dans une activité qui remue muscles et mé ninges au quotidien arrive. 2012, son espace de montage d’éléments usinés ailleurs s’anime. Un établissement qui deviendra une Sarl deux ans plus tard et un déména gement à trois kilomètres du lieu de naissance pour un atelier et une boutique d’ex position à Simbock, quartier de création récente à Yaoun dé. C’est de là que partent portes, plafonds, bureaux, salles à manger, penderies, placards et cuisines qui ont convaincu nombre de clients, y compris les moins capables de les acquérir, dans de ré centes foires à Yaoundé. « Le prix, c’est certes un vœu de beaucoup. Mais cela ne dépend pas seulement de nous. Il faut agir en amont pour standardiser et massifier la production », plaide Irène Dongmo Nguepi. Au bout de la filière bois, Cristal se veut pourtant au cœur du domaine. Par sa stratégie : plaidoyer d’abord. « J’en ai très souvent parlé dans mon entourage. Actuellement, pour ceux qui ont autour...
- Fil Eco
- Enquête de la semaine
-
Marchés & FINANCES
-
Marchés
-
Finances
-
-
Cahiers de l'entreprise
-
Catégories
-
-
-
-
-
- Made in Cameroon
- Débats et analyses
- World Business
Commentaires