S on siège exhale un parfum de peinture fraîche à Elig-Edzoa, quartier populaire de Yaoundé. Le Conseil national des apprenants et étudiants entrepreneurs du Cameroun (CNAEEC) affiche donc ses ambitions et ses promoteurs ne s’en cachent pas. « C’est une grande vision que nous avons eue pour accompagner la transformation structurelle de l’économie du Cameroun, c’est le sous-titre de la SND30 », explique Gustave Bell Eone, son secrétaire permanent, en parlant de la stratégie nationale de développement. En somme une stratégie dans l’autre. En septembre 2024, l’idée qui se matérialise aujourd’hui a da vantage pris forme dans l’esprit des fondateurs. L’on est alors au grand prix de l’innovation entrepreneuriale de l’Association camerounaise pour le finance ment des projets d’entreprise (ACAFI). La trentaine d’inventions mises sur les tables de notation a poussé le jury à recommander une plateforme pour suivre ces possibilités de startups. L’autre signal décisif, c’est l’adoption par le ministère de l’Enseignement supérieur d’un statut de l’étu diant-entrepreneur. Des déclics. « Le gouvernement a fait sa part. Il a exprimé une volonté et montré un plan. La société civile doit appuyer. Laissons tomber le débat sur la pertinence du choix des pouvoirs publics pour imaginer des moyens de tirer profit de la situation actuelle », plaide M. Bell Eone. L’étudiant entrepreneur, en effet, bénéficie d’avantages dont les autres ne sont pas dotés. Cela concerne les moments d’enseignement ou d’évaluations aménagés pour lui laisser le temps de vaquer à ses occupations de créateurs de richesses. Pourquoi ne pas les y préparer déjà ? C’est ainsi que le président du conseil d’orientation du CNAEEC, Clovis Joël Ayissi Essono et ses associés ont voulu ouvrir le champ de cette expérience à tous les apprenants en tenant compte de la répartition éclatée des compétences en matière de politiques publiques pour la population jeune. En sus d’un département spécialisé, du su périeur qui s’y intéresse autant que le ministère chargé de la formation professionnelle, des enseignements au secondaire et même des centres spécialisés des travaux publics. Il faut donc pouvoir lier les activités de ces administrations dans un lieu d’in formations et de guidance où seraient fédérées des initiatives et capitalisées des opportunités. La question centrale étant : que faire pour qu’un jeune formé trouve des ressources pour mettre en route et faire fonctionner son entreprise ? Ainsi pourrait s’op&eacu...
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