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« Le potentiel ne suffit pas, il faut le valoriser »

Eric Gervais Ndo, président du Conseil régional du Sud.

Vous venez de mener une opération de charme à Dubaï et en Türkiye. Quel était l’objectif ? C’était une mission de prospection, de promotion et d’ouverture internationale de la région du Sud, pas une simple opération de charme. Conduite par une équipe pluridisciplinaire d’élus et de cadres, elle nous a me­ nés à deux grands forums : l’Annual Investment Meeting (AIM Congress 2026), à Dubaï (15e édition) et l’AFEX 2026 à Istanbul. D’une part, la 15e édition de l’AIM Congress 2026 à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, l’une des principales plateformes internationales consacrées à la promotion de l’investissement et au finan­ cement du développement. D’autre part, l’Africa Business Forum & Expo (AFEX 2026), à Istanbul, en Türkiye. L’objectif était de présenter notre vision du développement régional, nos potentialités ainsi que nos projets structurants à des par­ tenaires internationaux, afin d’identifier des investisseurs, des technologies et des mé­ canismes de financement sus­ ceptibles de contribuer à leur réalisation. Notre ambition est surtout de passer d’une logique de simple présentation de nos potentialités à une véritable logique de transformation de celles-ci en projets bancables, créateurs de valeur et d’emplois. Il s’agissait de positionner le Sud comme un territoire ouvert aux partenariats, capable de mobiliser des investissements et de transformer ses atouts en opportunités économiques concrètes. Qu’est-ce qui a justifié cette ouverture à l’interna­ tional ? La région du Sud dispose d’atouts considérables : une position stratégique aux confins de trois frontières, une ouverture mari­ time exceptionnelle sur l’océan Atlantique, avec près de 150 kilomètres de côtes, ainsi que le port en eau profonde de Kri­ bi, capable d’accueillir les plus grands navires du monde. Elle possède également un sous-sol d’une richesse géologique re­ marquable, d’immenses massifs de forêts denses et humides, une faune riche et protégée, ainsi qu’un patrimoine culturel et touristique d’une grande diversité. Mais, disposer d’un potentiel ne suffit pas. Encore faut-il être capable de le valoriser et de mobiliser les capitaux et autres expertises nécessaires à sa transformation en opportunités concrètes de développement. C’est précisément le sens de notre démarche internationale. Le Conseil régional dispose, à cet égard, dans le cadre du Code général des collectivités territoriales décentralisées, de la possibilité de nouer et de développer des partenariats avec l’État, le secteur privé et des partenaires nationaux et internationaux. Quelles sont les retombées obtenues et qu’atten­ dez-vous concrètement des investisseurs ? Les retombées sont d’abord des contacts concrets avec des groupes souhaitant approfondir les projets, des engagements formels pour poursuivre les échanges et la signature de mémorandums d’entente. Nous restons lucides : il s’agit maintenant de transformer l’in­ térêt en projets réalisés. Nous n’attendons pas seulement des capitaux, mais aussi des technologies, des expertises et des capacités de gestion. Nous privilégions des investis­ sements structurants, avec une exigence : qu’ils bén&eacu...

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