A près une phase de prospection et de réflexion, le Centre polyvalent de formation de Mbouo-Bandjoun (CPF) a entrepris de répondre à une demande exprimée par le monde des affaires. Alors que cette organisation privée prétend que l’agriculture biologique et agroécologique constitue un gi sement de croissance, des hommes d’affaires en ont réclamé d’en rapporter la preuve. C’est ce que le Centre a entrepris de faire par des invitations à discuter de plans d’affaires comme à la mi-octobre à Yaoundé. Au siège du Conseil économique et social, le CPF et son partenaire Knowledge Centre for Organic Agri culture in Africa ont présenté aux opérateurs économiques, investisseurs, coopératives et décideurs publics, trois réflexions économiques clés en main. Des plans d’affaires dévelop pés par la consultante Anne Marie Abissegue. Une démarche adaptée et sérieuse, estime Théophile Nono, entrepreneur agricole et ingénieur agronome. « On a besoin de ce type de rencontres pour évaluer la situation et attirer des capitaux dans le secteur », commente cet expert. Le CPF a donc proposé tout d’abord une fiche pour un investissement dans un produit transversal : le compost. Son constat : « l’explosion » des prix des engrais chimiques et des importations en 2023 (76% en plus représentant 70,9 milliards de F, qui pèsent sur la trésorerie des exploitations. Sa solution serait de monter autant d’unités de compostage mécanisées à fermen tation anaérobie que nécessaire. Un mode de fabrication accélérée qui génère en 21 jours contre trois à six mois traditionnellement, un amen dement riche en microorganismes utiles aux sols. La production de tomates biologiques sous serre est le second plan d’affaires exposé. Ici, l’on part de la difficulté des pluies et des ravages de la maladie qui causent « jusqu’à 100 % de pertes en culture biologique sans chimie de synthèse ». Ce qui fait qu’en géné ral, les prix de la tomate en saison pluvieuse sont prohibitifs. Pourquoi ne pas essayer la culture sous serre ? Avec cette barrière, une irrigation goutte-à-goutte, on obtiendrait jusqu’à trois cycles de production par an en flux tendu. L’affaire devrait intéresser les usines de transformation et la grande distribution, certains clients urbains, hôtels et restaurants. La dernière fiche de pro...
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