S e déplacer à Douala relève d’un parcours du combattant. A en croire la Communauté urbaine de Douala (CUD), un trajet normalement facturé à 350 F peut grimper à 1000 F en période de forte demande. Avec une population estimée à un plus de quatre millions d’habitants, l’offre formelle de transport urbain représente à peine 0,3% des déplacements quotidiens, selon une étude d’accessibilité de la Banque mondiale publiée en 2020. D’après les sources officielles, la Société camerounaise de transports urbains (SOCATUR) dispose d’un parc de 80 auto bus, minibus et midibus. Elle exploite 10 lignes réparties en 400 points d’arrêt, tota lisant 180km. Face au déficit de l’offre formelle, l’informel fait la pluie et le beau temps. Les mototaxis assurent 61% des déplacements motorisés. Au total, la cité économique enregistre 3,35 millions de dé placements motorisés quoti diens, confie la CUD. A Yaoundé, il y a également matière à réflexion. D’après les indications du projet Mobili seYourCity, près de huit millions de déplacements effectués chaque jour dans la ville de Yaoundé. Tandis que les dé placements à pied cumulent quatre millions chaque jour. Les transports de masse for mels, c’est-à- dire par bus, représentent moins de 2% des déplacements. Le volume quo tidien du trafic est assuré à plus de 86% par des véhicules de petite capa cité (taxis de couleur jaune et voitures personnelles), dont plus de 61% spécifiquement pour les taxis collectifs. Face à ces contraintes, les pouvoirs publics ont pris le taureau par les cornes. Dans la capitale économique, le Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD) est présenté comme une solution pour transformer la mobilité. Le projet prévoit la réalisation d’un futur réseau de Bus Rapid Tr...
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